Logo SINP - Système d'information sur la nature et les paysages

ZNIEFF 430020360
RUISSEAUX DES AVOINERIES ET DE SAINT-HILAIRE

(n° régional : 50174048)

Commentaires généraux

DESCRIPTION

 

La Franche-Comté montre une grande richesse en cours d'eau répondant ainsi à la grande variabilité des situations physiques qu'elle offre. Parmi celles qui importent et qui fondent des caractéristiques biologiques spécifiques, il faut retenir la nature géologique du sous sol (calcaires karstifiés omniprésents, marnes, roches cristallines ou acides dans les Vosges, dans la Serre ou la forêt de Chaux, la topographie (région de plaine ou de moyenne montagne), la climatologie (gradient prononcé de température et de précipitation entre la plaine et les sommets) et la nature de la couverture végétale. Ainsi, différents types de cours d'eau sont distingués et une zonation longitudinale est définie correspondant à des peuplements de flore et de faune distincts.

 

 

 

La Franche-Comté se situe en tête des bassins Rhin-Meuse, Rhône-Méditerranée et Corse. De ce fait, ne subissant pas l'influence d'éventuelles activités se situant en amont, la qualité des eaux des ruisseaux devrait être optimale conformément à la responsabilité que nous avons vis-à-vis des régions situées plus en aval. La réalité est malheureusement différente car rares sont ceux dans ce cas. Ils se révèlent être d'une de bonne qualité lorsqu'ils abritent la lamproie de Planer, le chabot, des frayères à truite, des larves de salamandre ou sont riches d'une faune invertébrée variée et très sensible aux pollutions de diverses natures : écrevisses à pieds blancs, perles (des familles Perlidae, Perlolidae, Taeniopterygidae ou Chloroperlidae), trichoptères (des familles Odontoceridae, Philopotamidae, Brachycentridae), éphémères (des genres Epeorus ou Rhithrogena) et odonates (coenagrion de mercure).

 

 

 

Le Ruisseau Saint-Hilaire est un cours d'eau principalement forestier mais en milieu prairial sur 170 mètres environ. Il est affluent de l'Ognon et trois étangs ont été créés par l'établissement de digues sur son lit mineur (deux étangs étant dans la zone délimitée). Le Ruisseau des Avoineries s'écoule en milieu boisé et prairial. Il comporte plusieurs bras et constitue un affluent de la Vanoise affluent de l'Ognon.

 

Leurs bassins versants sont majoritairement occupés par des groupements forestiers mais aussi par des prairies mésophiles de fauche. Des prairies humides oligotrophes et eutrophes et des groupements à reines des prés, habitats d'intérêt communautaire, sont signalés dans la zone. Les zones humides participent à l'autoépuration des eaux, à la régulation des crues et au soutien d'étiage. De plus, elles abritent un cortège d'espèces végétales et animales intéressant. D'ailleurs, ce cours d'eau étant encore relativement isolé des pressions anthropiques constitue une zone refuge pour l'écrevisse à pieds blancs qui est très sensible aux pollutions organiques et toxiques. Enfin, l'orchis des montagnes, espèce quasi menacée en Franche-Comté, est présente aux abords du ruisseau des Avoineries.

 

 

 

STATUT DE PROTECTION

 

L'intégrité de ces systèmes aquatiques est souvent menacée si bien que ces ruisseaux sont actuellement protégés par arrêté préfectoral de protection de biotope du 13 avril 2007. Il assure leur protection en interdisant toute dégradation du milieu de vie des espèces qui y vivent.

 

 

 

OBJECTIFS DE PRESERVATION

 

La mesure de protection mise en place a pour objet de préserver les ruisseaux des pollutions chimiques ou organiques diffuses, de travaux anarchiques sur le lit mineur (creusement, calibrage ou élargissement) ou en bordure immédiate (réalisation d'étangs, captage d'eau, aménagement de piste ou de chemin revêtu ou non d'un émulsion), ou encore d'agressions diverses dues à l'exploitation sylvicole et agricole intensives (passage d'engins de débardage dans le lit du ruisseau, encombrement du lit par les branchages abandonnés après les coupes de bois, coupe à blanc sur le bassin versant proche, plantation de résineux ou peupliers en bordure du ruisseau, fertilisation et traitements phytosanitaires des plantations ou des cultures proches).

 

Ces ruisseaux doivent également être protégés des pratiques de braconnage et d'alvinages intempestifs (écrevisses invasives ou certaines espèces de poissons).

 

 

Commentaires sur la délimitation
Aucune information disponible