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ZNIEFF 820030278
Forêt des Blaches

(n° régional : 38000172)

Commentaires généraux

Le Bas-Dauphiné occupe un immense cône de déjection formé des décombres des Alpes, étalé au Tertiaire et profondément raviné au Quaternaire par les fleuves de glace, d’où de longues plaines uniformes dominées par des collines en lanières plus ou moins continues. De nombreux plans d’eau parsèment le paysage. Situé à l’étage collinéen (entre 316 et 459 m d'altitude), le massif forestier des Blaches est un ensemble diversifié comprenant un boisement de Pin noir d'Autriche original pour la région, une combe à paysage bocager et des coteaux secs à orchidées. La frange qui s’ouvre sur la vallée de Gère, en particulier, présente une flore indicatrice des pelouses sèches. Le secteur concerne deux activités principales : la sylviculture et l'agriculture (fauche ou pâturage). La conservation de certains milieux naturels ou de certaines espèces remarquables sont bien souvent tributaires de celles-ci. En particulier, les milieux ouverts ne pourront se maintenir sans le pâturage ou la fauche... L'Aster amelle (ou Marguerite de la Saint Michel) y épanouit ses inflorescences jaunes et violettes très tardivement, de fin août à octobre. Cette composée est protégée en France. On observe aussi ici une station d’Immortelle jaune. Petite plante caractéristique des zones sablonneuses ou sèches d’influence méditerranéenne, cette espèce égaie ce milieu au printemps de ses fleurs d’un beau jaune. C’est une espèce de répartition méditerranéenne atlantique pénétrant par la vallée du Rhône jusqu’au-delà de Lyon et suivant le littoral français sur la côte atlantique jusqu’aux dunes du Finistère. Enfin, les prairies bocagères de la combe de Vaux, profondément encaissée, apportent un intérêt complémentaire au secteur avec notamment la présence de l'Ophioglosse (ou "Langue de serpent"). Cette curieuse fougère ne produit chaque année qu’une seule feuille constituée de deux parties bien distinctes : un limbe ovale vert tendre et un épi de sporange, ce qui lui donne sa ressemblance avec une langue de serpent. Elle a besoin de lumière mais tolère aussi les clairières et lisières forestières. Véritable fossile vivant, cette petite fougère est plus fréquente dans les prairies humides. Il est aussi possible de la rencontrer dans des milieux plus secs (pelouses de coteaux calcaires par exemple) dans des régions à forte pluviosité. Le site des Blaches abrite un amphibien très rare et menacé : le Sonneur à ventre jaune. Ce crapaud au ventre jaune ponctué de noir affectionne les eaux stagnantes peu profondes en forêt ou en milieu bocager. Il hiberne d’octobre à mars-avril, enfoui dans la boue, sous les feuilles ou dans la terre humide. Lorsqu’il quitte ses quartiers d’hiver, il recherche des flaques temporairement en eau, des petites mares ou des ornières forestières dans lesquelles il va se reproduire. Sa longévité peut atteindre une trentaine d'années ! L’Engoulevent d’Europe, lui, s’installe dans des milieux couverts de végétation basse, clairsemée, avec des placettes nues ; il construit son nid à même le sol. Préserver les landes et éviter la sur fréquentation des secteurs de nidification sont des mesures à prendre pour préserver cet oiseau migrateur.

Commentaires sur la délimitation
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