Logo SINP - Système d'information sur la nature et les paysages

ZNIEFF 820032208
Etangs Lavergnat

(n° régional : 42090004)

Commentaires généraux

La plaine du Forez est située au centre du département de la Loire. C’est un bassin d’effondrement datant de l’ère tertiaire et recouvert au quaternaire par les alluvions de la Loire qui a donné naissance aux sol actuels. L’altitude moyenne est de 360 m. La topographie, entre les monts du Forez et ceux du Lyonnais, entraîne une accumulation des eaux de ces montagnes dans la plaine, où elles alimentent la Loire qui la traverse du sud vers le nord. L’abondance de la ressource en eau a permis dès le treizième siècle la création d’étangs pour la pisciculture. Aujourd’hui près de trois cents étangs existent en plaine du Forez, représentant environ 1500 ha où vivent une faune et une flore diversifiées et remarquables. A l’ouest du fleuve Loire, les étangs Lavergnat sont positionnés au cœur d’une vaste zone de prairies et de pâturage jonchées çà et là de cultures. Ces étangs qui ne sont rattachés à aucune "plaque" d’étangs homogène accueillent au gré des flux migratoires de nombreuses espèces d’oiseaux : anatidés, laridés et autres limicoles. Ainsi, cette fréquentation régulière aux deux passages en fait un site particulier et précieux pour l’avifaune : Chevalier sylvain, Chevalier gambette, Chevalier aboyeur, Chevalier arlequin et Bécasseaux variable et maubèche, Petit Gravelot sont régulièrement observés. Il en est de même de la plupart des anatidés migrateurs et occasionnellement des petits groupes de Mouettes mélanocéphales. Mais c’est aussi en période de reproduction que la qualité de ce milieu se révèle. De nombreuses espèces viennent s’y reproduire, comme la rare Rousserolle turdoïde (la plus grosse des fauvettes paludicoles), ou le Canard souchet dont le long bec caractéristique en spatule lui permet de se nourrir de végétaux microscopiques en filtrant l’eau. L’Echasse blanche est un limicole aux très longues pattes rouges, qui se reproduit ici certaines années. Parmi les autres nicheurs remarquables, on peut citer le Grèbe à cou noir, la Nette rousse, la discrète Sarcelle d’été ou encore la Guifette moustac. A cette faune s’ajoute une flore tout aussi remarquable, et en regardant de plus près, on découvre la Renoncule scélérate, l’Oseille maritime ou encore l’Utriculaire commune. D’autres espèces certes plus communes viennent renforcer ce cortège faunistique et floristique.

Commentaires sur la délimitation
Aucune information disponible