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ZNIEFF 820032241
Vallon du Torrachin

(n° régional : 69000012)

Commentaires généraux
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Commentaires sur la délimitation

Cette zone située au sud de la ville de Tarare prolonge un réseau de ruisseaux s'écoulant à l’extrême sud et sur le versant oriental de la voûte montagneuse séparant les vallées de la Loire et de la Saône. Le Gouby et le ruisseau des Molières, deux affluents du Torrachin, prennent respectivement leur source au pied du Mont du Crépier et du Mont Girard. Ils sinuent dans des vallons relativement encaissés. Le ruisseau des Chevrotières et le Mazieux, naissent pour leur part sur le plateau situé au nord de la commune de Montrottier ; ils se joignent également au Torrachin. Ils s'inscrivent dans un relief plus doux. A partir du point de confluence de ces cours d’eau, la pente s'accentue en direction de la vallée de la Turdine. Le contraste existant entre le plateau de Montrottier et le vallon encaissé du Torranchin s’accompagne de nuances climatiques et d'une différence de végétation. Ainsi trouve-t-on à l'amont surtout de nombreux Trembles, Frênes mais également quelques Saules blancs, souvent taillés en têtard en bordure des prairies. De gros Châtaigniers et quelques Tilleuls viennent agrémenter les prairies vertes bordant l’eau. A l'aval, outre les trembles et les frênes qui longent habituellement les bords des ruisseaux des monts du Lyonnais, on remarque de nombreux massifs de résineux composés surtout de Douglas, parfois de Pin sylvestre. Les massifs forestiers de Mazieux, au sud, revêtent également un aspect contrasté:- le Hêtre, le Chêne pédonculé, le Charme, le Frêne dominent là-encore sur la partie orientale, même si quelques insolites Pins parasols témoignent d’un bon ensoleillement local.- sur le versant opposé, on rencontre de nombreux résineux, essentiellement des Douglas. Ce secteur procure de bonnes chances d’apercevoir l’Autour des palombes, mais également le plus grand représentant de la famille des pics : le Pic noir. Signalons également, parmi les rapaces diurnes, une bonne densité de Bondrée apivore. On relève dans le sous-bois, surtout en lisière, parmi les Genêt à balais, Fougère aigle et ronces une bonne densité de Fauvette des jardin, petit passereaux repéré à son chant mélodieux et roulé. Sur les bordures de ruisseaux, dans les boisements de Tremble, on observe fréquemment le Loriot d'Europe. Dans les milieux plus ouverts, aux abords, là où se trouvent les zones arbustives de haies, les populations de Tarier pâtre et de Pie-grièche écorcheur sont remarquables. Il est vrai que l’humidité du sol doit y retenir une quantité non négligeable d’insectes. Ces derniers font aussi le bonheur de la Chouette chevêche (ou Chevêche d'Athena), qui apprécie les prairies rases, les quelques saules taillés en têtard. Elle fréquente surtout les bâtiments de fermes et habitations aux alentours, comme c’est le cas dans le hameau d’Albigny. C’est également là, ainsi que dans la plupart des hameaux alentours, que l’on peut apercevoir le Moineau friquet récupérer les anfractuosités des murs pour y nicher. En contrebas d’Albigny, un petit étang privé jouit d’une tranquillité absolue. L’étroite roselière qui le borde permet de maintenir une petite population d’oiseaux d’eaux notamment le Grèbe castagneux, dont la nidification est inhabituelle dans cette partie des monts du Lyonnais. La bonne qualité des eaux des ruisseaux cités précédemment permet enfin le maintient de l’Ecrevisse à pattes blanches. Le Torranchin notamment, présente de magnifiques populations de Truite fario et d'écrevisses sur un linéaire important.