ZNIEFF 820032253
Vallon du Godivert

(n° régional : 69000049)

Commentaires généraux

Orientée plein sud, en limite méridionale du plateau mornantais, ce vallon surplombe la vallée du Giers. Le CD 488e, bordé par les parcelles agricoles bocagères du plateau de Saint-Andéol, permet d’accéder à la vallée du Giers au lieu-dit “le four à chaux”. Les boisements qui le recouvrent (il s'agit essentiellement de chênaie-charmaie), sont cependant entrecoupés d’une végétation plus diversifiée de vallons humides et chauds :- prairies fraîches de fond de vallon,- micro-parcelles de landes à genêts résiduelles vers les hauts de versants. Le vallon est parcouru par le ruisseau du Godivert, perpendiculaire au Giers. Il est bordé d’une ripisylve étroite et encaissée, composée essentiellement de frênes et d’aulnes avec ça et là des espèces d’arbustes communes comme le Sureau noir, la Viorne lantane ou encore les Cornouillers sanguin et mâle. Des parcelles ouvertes temporairement inondées et humides en permanence alternent avec ces boisements rivulaires. La circulation de l’eau est facilitée par un substrat sableux grossier, issu d’une roche-mère granitique. L’ensemble forme une succession d'habitats naturels traduisant un gradient marqué entre l'humidité du fond de vallon et la sécheresse des hauts de versant. Il s'agit d'un ensemble très accueillant pour les amphibiens, qui y trouvent des conditions d’humidité et de chaleur idéales. Les inventaires récents ont montré que le vallon du Godivert abritait régulièrement cinq espèces plus ou moins remarquables dans le département du Rhône. La plus commune d’entre-elles est certainement le Crapaud commun, qu’il est possible d’observer presque toute l’année à l’exception des mois les plus rigoureux. Les boisements abritent la Grenouille agile, et les parcelles très humides de bord des ruisseaux le Crapaud accoucheur, espèce rare dans le département. Enfin il ne faut pas oublier deux espèces de tritons : le Triton alpestre, assez répandu, et le plus rare Triton crêté dont les effectifs sont, en l’état actuel des connaissances, assez réduits. Le peuplement d’oiseaux reste apparemment assez banal. Soulignons cependant la présence, sur les chicots de granite affleurant, du Grand-duc d’Europe dont les effectifs rhodaniens sont supérieurs à quelques dizaines de couples. Les enjeux locaux résident à la fois dans le maintien des caractéristiques paysagères à affinités méridionales des adrets du plateau mornantais, et dans celui de la grande diversité herpétologique constatée ici. Celle-ci, qu'il s'agisse d'amphibiens ou de reptiles, est renforcée par l’existence de mares artificielles sur la bordure supérieure du vallon. Avec le ruisseau et les boisements de bordure et les parcelles de prairies humides, elles forment un véritable système fonctionnel utilisé par les amphibiens présents pour subvenir à leur besoins vitaux. Ce réseau est malheureusement perturbé par le CD 488e qui occasionne une mortalité importante au début de la période de reproduction, lorsque les animaux traversent la route pour rejoindre des sites de reproduction favorable.

Commentaires sur la délimitation
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