ZNIEFF 930012482
MONTAGNE DE LA LOUBE

(n° régional : 83174100)

Commentaires généraux

Commentaire général

Espace forestier dense et continu ayant conservé un aspect sauvage. La montagne de la Loube présente 25 km de sites dolomitiques ruiniformes très pittoresques entrecoupés de larges vallons, de ravins (ravin des Orris), de défilés (défilé de l'Amaron). Nombreux avens et sources. Cirque remarquable à Baraque. Panoramas exceptionnels des sommets. Nombreuses traces préhistoriques : oppidum, grottes à ossuaires. Célèbre Abbaye de la Celle.

Flore et habitats naturels

Carrefour biogéographique caractérisé par un ensemble de forêts bien conservées, d'affinités méditerranéenne et supra méditerranéenne, chênaies vertes et groupements rupestres à Genévriers de Phénicie. Formations saxicoles provençales classiques des rochers calcaires et dolomitiques.

Landes a Genêt cendré et Lavande vraie et chênaie pubescente à Buis. Formation de crête à Genêt de Lobel (la Loube et le Candelon). Quelques espèces rares ou localisées comme la Linaire à fleurs lâches (Anarrhinum laxiflorum) à la base du flanc sud, le Rosier de France (Rosa gallica) vers Camps la Source ou l’Aliboufier (Styrax officinalis) dans de nombreux vallons, à sa limite de répartition nord est.

Faune

La Montagne de la Loube présente un intérêt faunistique réel puisqu’au moins onze espèces animales d’intérêt patrimonial sont présentes dans cette zone (dont une déterminante).

Le site abrite notamment un couple nicheur des espèces suivantes : Faucon pèlerin, Aigle royal, Circaète Jean-le-blanc, Autour des palombes, Grand-duc d’Europe et Monticole bleu. La Genette , le Psamodromme d'Edwards et le Pélodyte ponctué y sont également présents.

Chez les Lépidoptères, citons deux espèces remarquables, protégées et d’affinité ouest-méditerranéenne, la Zygène cendrée (Zygaena rhadamanthus), liée aux friches, garrigues et boisements clairs où croît la plante nourricière préférentielle de sa chenille, la Badasse (Dorycnium pentaphyllum) et la Proserpine (Zerynthia rumina), qui fréquente les garrigues, pentes rocailleuses et bois clairs, chauds et ensoleillés dont la chenille vit sur l’Aristoloche crénelée (Aristolochia pistolochia).

Commentaires sur la délimitation

Limites dictées par la topographie du massif et la répartition des espèces et habitats