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22 septembre 2020, journée mondiale du rhinocéros

Parution : 22 septembre 2020 Catégorie : Inventaires d'espèces

Pourquoi donc écrire sur le rhinocéros en France métropolitaine et en outre-mer ? Il peut paraître en effet surprenant de s’intéresser à des animaux qu’on ne rencontre aujourd’hui sur ces territoires qu’en captivité, à l’intérieur de grands parcs zoologiques.

Sur les trois familles actuelles de Périssodactyles, herbivores non ruminants dont les membres présentent un doigt médian prédominant et reposent sur le sol par un nombre impair de doigts, seuls les Tapiriridés subsistent encore en Guyane avec la présence du Tapir terrestre Tapirus terrestris, tandis que les Equidés sauvages et les Rhinocérotidés ne sont plus représentés dans la faune française.

Depuis la dernière glaciation, puis avec la transition néolithique, la couverture végétale a en effet considérablement évolué en France métropolitaine, passant d’une toundra où pâturaient les Rennes ou encore d’une steppe à Mammouths laineux à des forêts de conifères puis de feuillus. Les grands ongulés liés au froid ont donc été parmi les premiers à disparaître.

Les sites paléontologiques et archéologiques témoignent de la présence de certaines de ces espèces aujourd’hui disparues du territoire national et éteintes à l’échelle mondiale : Rhinocéros laineux, ou Rhinocéros à narines cloisonnées Coelodonta antiquitatis ou Rhinoceros tichorhinus,
Rhinocéros de Merck Dicerorhinus mercki, Dicerorhinus etruscus ou Dicerorhinus hemitoechus, vivaient au Pléistocène, longue période de l’ère Quaternaire qui a précédé l’Holocène, période qui comprend l’époque actuelle.


Outil pour obtenir de très nombreuses informations sur les espèces actuelles, le site de l’INPN permet également de remonter dans le temps et de visualiser les mentions d’espèces animales et végétales mises au jour en contexte archéologique ou paléontologique. Pour cela, se reporter à la page « Histoire et archéologie » pour chaque espèce recherchée.

Outre les restes squelettiques, des représentations spectaculaires ornent la paroi de certaines cavités, comme celles du panneau dit des Rhinocéros dans la salle du fond de la grotte Chauvet-Pont d’Arc, illustrant un troupeau d’une douzaine d’animaux et datés de 36 000 ans.

Crédits photos

Rhinocéros laineux Coelodonta antiquitatis © Wikimedia
Rhinocéros peint dans la Grotte Chauvet © Inocybe CC0
Tapir terrestre Tapirus terrestris © Julien Bonnaud DR

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Visite virtuelle de la grotte Chauvet