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Amaurobius ferox (Walckenaer, 1830)

Amaurobe féroce ( Français )

(Arthropoda, Arachnida, Araneae)

Informations générales

Distribution mondiale

Europe occidentale, Amérique du Nord

Caractères distinctifs, espèces

Taille - femelle : 11-16 mm, mâle : 8-10 mm.

C’est une espèce noirâtre, d’aspect velouté, avec des taches plus claires sur l’abdomen. Les filières sont particulières avec la présence d’un cribellum qui manque chez les espèces de Coelotes qui lui ressemblent. Il y a huit espèces dans le genre Amaurobius en France, A. ferox est la plus grande et la plus sombre.

Milieux colonisés

L’espèce colonise des milieux plutôt sombres et humides : forêts, entrées de grottes, caves. Sa toile est tissée dans des zones avec de profondes anfractuosités : murets non jointés, arbres morts,…

Chasse

La toile est tissée sur une surface plus ou moins plane et prolonge vers l’extérieur une retraite profonde. Les fils cribellés servent dans la retenue des proies et confèrent un aspect bleuté à la toile. Avertie, l’araignée jaillit de son repaire, mord la proie, puis l’entraîne au fond de la retraite. La toile est reconstruite au début de la nuit. La plupart des individus effectuent cette réfection à la même heure. Pour cela, ils envoient sur la toile des flots de soie cribellée qu’ils prennent alternativement au moyen du peigne (calamistrum) de leurs pattes postérieures dans un mouvement saccadé rapide.

Développement, cycle

On peut trouver des adultes des deux sexes toute l’année, beaucoup moins abondants en été. Le cycle dure deux ans. L’accouplement a lieu au printemps. La copulation s’effectue hors du repaire, sur la toile. Le mâle quitte sa partenaire juste après l’accouplement. Le cocon est pondu dans la toile, il est recouvert de soie blanchâtre et comprend de 80 à 130 œufs. Peu de temps après l’éclosion des jeunes et leur première mue, la femelle dépose une masse d’œufs trophiques qui sert de nourriture aux jeunes. Ensuite, ils ne peuvent pas encore capturer de proies mais ils dévorent la mère puis, quelques semaines plus tard, se dispersent.

A. Canard (Université de Rennes/Service du Patrimoine Naturel, MNHN), 2014

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