Robinia pseudoacacia L., 1753

Robinier faux-acacia, Carouge ( Français )

False-acacia (Anglais)

Robinier faux-acacia, Acacia blanc, Robinier, Robinier faux acacia (Français, Réunion)

(Equisetopsida, Fabales)

Informations générales

Taille/poids :

Arbre : jusqu’à 30 m de hauteur, Grappe de fleurs : 10 à 20 cm de long

Diagnose :

Le Robinier faux acacia est un arbre de la famille des légumineuses (Fabacées). Ses fleurs papilionacées sont blanches, et regroupées en longues grappes pendantes. Ses fruits sont des gousses plates, de couleur sombre. Son bois est brun et lisse dans sa jeunesse, mais il devient rapidement gris clair et crevassé en réseau. Ses rameaux sont caractérisés par la présence d’épines. Les feuilles alternes sont composées de 3 à 10 paires de folioles ovales. L’arbre est caducifolié, il perd donc ses feuilles en hiver.

Détermination :

Simple

Période d’observation :

Observable toute l’année. Floraison de Mai à juillet.

Biologie-ethologie :

Espèce pionnière et héliophile, le Robinier faux acacia peut vivre entre 100 à 400 ans. Ses fleurs sont hermaphrodites et pollinisées par les insectes. Il se rencontre dans des milieux perturbés ou régulièrement remaniés : bords de route et de cours d’eau, voies ferrées, carrières, milieux agricoles, forêts. De manière plus spontanée, on le rencontre dans les pineraies ou les forêts mélangées. Grâce à ses racines et leurs nodosités à bactéries fixatrices d’azote atmosphérique, il enrichit le sol en nitrates et favorise une flore de sous-bois plutôt nitrophile, parfois au détriment de la flore autochtone. L’espèce produit une grande quantité de graines dispersées par gravité, mais leur taux de germination est assez faible. C’est donc la voie végétative qui est souvent privilégiée, l’arbre rejette de souche et drageonne, sa croissance est rapide, ce qui contribue à son caractère envahissant. Elle est d’ailleurs considérée comme espèce exotique envahissante.

Biogéographique et écologie :

Cette espèce a été introduite au début du XVIIème siècle, et vient d’Amérique de Nord. Cultivée ou naturalisée, on la rencontre partout en Europe, où elle est très fréquente, sauf en altitude.

Référence bibliographique : Rameau, J. C., Mansion, D., Dumé, G., Gauberville, C., Bardat, J., Bruno, E., & Keller, R. 2008. Flore Forestière Française, guide écologique illustré, tome 3 Région méditerranéenne. Ministère de l'agriculture et de la pêche. 2432 pp.

Oulès, E. (UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN)), 2015

Téléchargements et liens externes

Lien vers Google

Lien vers Google Scholar

Lien vers Google Images