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Araneus quadratus Clerck, 1758

Épeire à quatre points ( Français )

(Arthropoda, Arachnida, Araneae)

Informations générales

Distribution mondiale

toute l’Europe, Asie du Nord

Caractères distinctifs, espèces

Taille - femelle : 12-20 mm, mâle : 7-11 mm.

Le dessin du dos de l’abdomen (folium) est caractéristique avec quatre taches blanches marquant les coins d’un trapèze théorique ainsi que d’autres taches beaucoup plus petites. La couleur de fond est très variable, du verdâtre à rouge-orangé. Les pattes, épineuses, sont claires, annelées de noir. Il existe une douzaine d’espèces dans le genre que l’on peut séparer en groupes de formes. Dans chaque groupe, la distinction des espèces est difficile, mais l’ A. quadratus constitue un groupe à elle seule.

Milieux colonisés

L’espèce colonise des milieux bas, herbacés, sans couvert d'arbres et en général humides.

Chasse

La toile est tissée dans les herbes hautes ou les buissons. Le centre de la toile est situé assez bas à 50-80 cm. Parmi les proies, on trouve beaucoup d’Orthoptères, de Cicadelles, de Diptères. Une retraite en dôme, tissée à proximité de la toile, abrite l’araignée au repos. La retraite est reliée au centre de la toile par un fil avertisseur. Les captures sont emmaillotées, puis consommées dans le repaire.

Développement, cycle

Le cycle est annuel en France. Les mâles sont présents en juillet et août, les femelles survivent jusqu’aux premiers froids de l’hiver. Il ne semble pas que quelques individus puissent passer une seconde année.

Devenus adultes, les mâles, assez petits, recherchent des femelles subadultes. Ils vivent sur leurs toiles et l’accouplement a lieu dès que les femelles ont effectuées leur dernière mue. Le cocon, unique, entouré d’une soie épaisse jaunâtre, peut contenir jusqu’à un millier d’œufs. Il est caché au sol dans la végétation. Les œufs subissent une diapause embryonnaire qui est levée par le froid. Les jeunes sortent du cocon au printemps, restent grégaires quelques jours, muent, puis se dispersent par voie aérienne. Ils vivent ensuite une vie solitaire.

A. Canard (Université de Rennes/Service du Patrimoine Naturel, MNHN), 2014

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