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Misumena vatia (Clerck, 1758)

Misumène variable ( Français )

(Arthropoda, Arachnida, Araneae)

Informations générales

Distribution mondiale

toute l’Europe,

Caractères distinctifs, espèces

Taille - femelle : 8-11 mm, mâle : 3-5 mm.

Cette araignée se reconnaît aisément à ses pattes antérieures particulièrement longues, son abdomen très large et sa coloration. Une seconde espèce existerait en Corse.

Milieux colonisés

L’espèce est présente sur les fleurs de milieux très variés en humidité ou en température, à diverses hauteurs dans la végétation.

Chasse

L’araignée se tient le jour sur la fleur et capture les insectes qui viennent butiner en les saisissant à la tête. Une fleur non visitée par les butineurs est quittée après quelques temps. Les insectes butineurs constituent les principales proies : papillons, diptères, abeilles, … La taille des proies est souvent très grande mais la capture est d’autant plus efficace que le venin est inoculé près de la tête et a un effet rapide.

Les femelles de Thomises des fleurs telles Misumena vatia ou le Thomisus onustus peuvent adapter leurs couleurs à celles du support sur lequel ils chassent. Cette adaptation est lente, de quelques jours en passant du jaune au blanc, de beaucoup plus dans le sens contraire. En effet, la couleur jaune est due à un pigment qui peut s’excréter relativement rapidement mais nécessite plus de temps pour être synthétisé. En l’absence de pigment jaune, la couleur est blanche en raison de la présence d’un pigment blanc, la guanine, toujours présent chez les araignées. La guanine résulte de la dégradation des composés azotés du corps des proies. Elle est en partie excrétée, en partie stockée dans les téguments. La vue de l’araignée joue un rôle dans ces changements de couleur générale. Les taches rouges, qui existent parfois sur les côtés de l’abdomen, ont un déterminisme génétique.

Développement, cycle

Le cycle est annuel dans le Sud de la France, partiellement sur deux ans dans le Nord. Les mâles apparaissent en avril, disparaissent en juin. Les femelles sont présentes de mai à août. Le mâle, particulièrement petit, perd souvent des pattes au cours de ses rencontres avec des femelles. Saisit par sa partenaire à une patte juste après l’accouplement, il l’autotomise, ce qui lui évite de se faire dévorer entièrement. On peut supposer qu’il s’échappe de plus en plus difficilement avec la perte croissante de ses pattes au cours des accouplements successifs. La femelle s'enferme pour pondre dans une loge faite de feuilles repliées et liées entre elles avec de la soie; sa ponte comprend de 30 à 50 œufs.

A. Canard (Université de Rennes/Service du Patrimoine Naturel, MNHN), 2014

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