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Eriphia verrucosa (Forskål, 1775)

Crabe verruqueux (Le), Crabe jaune (Le), Crabe poilu (Le), Ériphie front-épineux (L') ( Français )

Krank-melen (Breton, France)

Franquet palud (Le), Kràn rukyé (Occitan [post 1500], France)

(Arthropoda, Malacostraca, Decapoda)

Informations générales

Description.

La carapace du crabe verruqueux est aplatie et hexagonale. Son  front forme 2 lobes munis chacun de 4 à 6 épines et séparés par une échancrure centrale. La carapace possède 6 épines antérolatérales, l’orbito-externe incluse, et porte dorsalement plusieurs rangées de tubercules. Les pinces sont grosses et inégales ; elles sont couvertes de tubercules. De nombreuses soies sont présentes sur les pattes locomotrices. Le crabe est brun vert avec des taches claires. Les dactyles des chélipèdes sont brun sombre ou noir. La largeur de la carapace peut atteindre 10 cm, exceptionnellement 13 cm.

Détermination et espèces proches.

L'identification est relativement simple ; les jeunes peuvent ressembler à des gros Pilumnus.

Période d’observation.

Les adultes de cette espèce s'observent toute l'année.

Biologie-éthologie.

Ce crabe qui est territorial a une activité principalement crépusculaire et nocturne. Les femelles peuvent être ovigères de mars à août à partir d'une largeur de carapace de 28 mm. La croissance des adultes serait lente (une mue par an) et la longévité importante. Les larves (zoé et métazoé) sont planctoniques. L'espèce est omnivore. Deux crustacés parasites spécifiques sont connus pour infester ce crabe : une sacculine et un entoniscien.

Écologie et distribution.

Ce crabe commun se rencontre depuis l'étage médiolittoral jusqu’à 10 m de profondeur sur des fonds rocheux couverts d’algues, dans des anfractuosités, dans les blocs des graus et parfois dans les posidonies. C'est une espèce pontique et méditerranénne d'affinité tempérée chaude que l'on trouve aussi en Atlantique entre la Bretagne, les Açores et la Mauritanie.

Interactions avec les activités humaines.

Réputé pour ses qualités organoleptiques, ce crabe devient moins commun sur les côtes du Golfe de Gascogne. Il existe des preuves de sa consommation par les Hommes préhistoriques au néolithique à l'île d'Oléron et en Corse.

P. Noël (UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN)), 2017

Téléchargements et liens externes

Commission Environnement et Biologie Subaquatiques de la FFESSM [Ed]. 2006-2008. Projet DORIS. Eriphia verrucosa  (Forskål, 1775). http://doris.ffessm.fr/

LE GRANCHÉ Philippe, NOËL Pierre, VINCENT Thierry, in : DORIS, 19/3/2011 : Eriphia verrucosa (Forskål, 1775), http://doris.ffessm.fr

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