Heliophanus cupreus (Walckenaer, 1802)

Saltique cuivré ( Français )

(Arthropoda, Arachnida, Araneae)

Informations générales

Distribution mondiale

Europe Moyen-Orient

Caractères distinctifs, espèces

Taille - femelle : 4-6 mm, mâle : 3,5-4 mm.

Cette petite araignée-sauteuse possède les yeux caractéristiques de sa famille. Il existe quinze espèces du genre en France. Le corps du mâle est noir plus ou moins brillant avec les extrémités des pattes brunes. Le corps de la femelle est noir brillant à reflets cuivrés (d’où son nom) avec des taches d’écailles blanches qui constituent en général une bande transversale au milieu du céphalothorax, une bande latérale à l’avant de l’abdomen, une autre vers le milieu et deux taches vers l’arrière. Les pattes-mâchoires sont jaunes, les pattes sont claires avec des bandes longitudinales noires. Une autre espèce, Heliophanus flavipes, ressemble beaucoup par la couleur à H. cupreus. Pour identifier clairement les différentes espèces du genre, l’observation des pièces génitales est indispensable.

Milieux colonisés

Végétation basse de friches, prairies, de sous-bois

Chasse

L’espèce chasse le jour dans la végétation herbacée. Ses proies sont très diverses, un peu plus petites que lui : pucerons et autres petits insectes. Pour la période d’inactivité, il tisse une loge de soie ovalaire pourvue à chaque extrémité d’une issue.

Développement, cycle

Les adultes apparaissent en mai. Les mâles sont présents jusqu’en juillet, les femelles jusqu’à l’automne. Le cycle est annuel.

Les accouplements ont lieu en juin-juillet. Le mâle sécrète après l’accouplement une substance qui obture l’épigyne de la femelle, interdisant tout accouplement ultérieur. Lors de la ponte, la femelle garde ses œufs, tenus ensemble par un fil de soie dans une grande loge cachée sous une écorce ou une pierre. Les pontes comprennent de quinze à une trentaine d’œufs. Après l’éclosion, la femelle reste encore avec sa progéniture plusieurs jours. Les jeunes se dispersent ensuite puis mènent chacun une vie solitaire. Les jeunes passent l’hiver à un stade intermédiaire.

A. Canard (Université de Rennes/Service du Patrimoine Naturel, MNHN), 2014

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