Carabus violaceus picenus A. Villa & G.B. Villa, 1838

(Arthropoda, Insecta, Coleoptera)

Informations générales

Taille :

26-30 mm.

Diagnose :

Entièrement noir, le segment thoracique visible avec des reflets métalliques violacés ou bleus, la marge des élytres avec des reflets presque toujours violets. Corps allongé, les pattes longues, aptes à la course. Les élytres et le premier segment thoracique ne forment pas une courbe continue, les deux segments sont bien individualisés. Sculpture des élytres à granulation plus grossière, avec ébauches de stries. La tête est longue et porte de solides mandibules. Le mâle se reconnaît à ses tarses (les derniers articles des pattes) antérieurs dilatés, adaptés à la préhension de la femelle lors de l’accouplement. Brachyptères, les élytres sont soudés (l’espèce est inapte au vol).

Facilité d’identification :

Moyennement difficile

Confusion possibles :

Cette espèce peut être confondue avec les autres espèces noires à reflets bleus ou violacés du genre Carabus, comme Carabus problematicus Herbst, 1786, Carabus nemoralis O.F. Müller, 1764 (certaines formes particulières), Carabus solieri Dejan, 1826 (formes noires) ou Carabus coriaceus Linnaeus, 1758 (liste non exhaustive). La variabilité au sein de chaque espèce empêche de définir ici des critères permettant de séparer de manière certaine ces espèces entre elles. Cette sous-espèce est très proche de la sous-espèce Carabus violaceus purpurascens Fabricius, 1787.

Périodes d’observation :

Toute l’année. Active au printemps et à la fin de l’été. Diapause estivale en juillet/août et hivernale entre novembre et mars/avril.
Biologie/Ethologie :
Espèce de moyenne altitude. Sylvicole ou prairiale, suivant les altitudes. Les larves comme les adultes se nourrissent essentiellement de mollusques terrestres (escargots, limaces), mais peuvent avoir un régime plus opportuniste (larves, vers…). Larves et adultes, bien qu’ayant les mêmes proies, ne mangent pas de la même façon. Les adultes ont des mandibules dotées d’une incisive coupante et dévirent les proies en les mastiquant. Les larves ont dans les mandibules un canal permettant d’injecter des enzymes qui digèrent la proie de l’intérieur. La proie ainsi liquéfiée sera ensuite aspirée par la larve à l’aide du même canal mandibulaire (digestion dite « extra-orale »).
Les œufs sont pondus en juin (en plaine), le développement larvaire dure deux à trois semaines. Une femelle pond environ 20/30 œufs. Le développement entre la ponte et l’émergence d’un adulte (œuf + larve + nymphe) dure une soixantaine de jours.
L’inaptitude au vol des adultes leur confère un mode de vie très proche de leurs larves. Cette incapacité de dispersion à plus grande échelle a provoqué, de par le mouvement et la création de barrières naturelles (cours d’eau, reliefs…) de nombreuses populations isolées entre elles, et donc de variations qui ont autrefois été décrites comme des sous-espèces voir des espèces distinctes.

Biogéographie :

En France, à l’est de la Vésubie, dans les Alpes Maritimes.

D'après : Coulon, J., Pupier, R., Queinnec, E., Ollivier, E. & Richoux, P. 2011. Coléoptères Carabidae de France: Compléments aux 2 volumes de René Jeannel. Mise à jour, corrections et répertoire. Faune de France, 94: 1-352 pp., 70 pl.

A. Horellou (UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN)), 2015

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