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Carcinus aestuarii Nardo, 1847

Crabe vert de la Méditerranée (Le), Crabe enragé (méditerranéen) (Le), Crabe vert méditerranéen (Le), Cranque (La), Grancio (Le) ( Français )

Can, Chanvre (Le), Ciarlatan, Cran, Cranc verd, Cranca, Crancan, Crang, Favo, Favou, Favouille (La), Favouillo (la) (Occitan [post 1500], France)

(Arthropoda, Malacostraca, Decapoda)

Informations générales

Description.

La carapace du crabe vert de Méditerranée est lisse, trapézoïdale, avec 5 dents antérolatérales. Le front forme 3 lobes esquissés. La dernière paire de pattes est légèrement aplatie mais non natatoire. Les pléopodes 1 du mâle sont rectilignes dans leur moitié distale. La couleur d'ensemble est vert-gris avec des taches sable ; la face ventrale est plus claire. Les juvéniles ont des patrons de coloration très variables.

Détermination et espèces proches.

L'identification de l'espèce est moyennement difficile. Les crabes verts Carcinus aestuari et C. maenas sont très semblables et peuvent s'hybrider.

Période d’observation.

Les adultes s'observent toute l'année.

Biologie-éthologie.

Le crabe est actif la nuit. Il migre du littoral vers la mer pour la reproduction. Les femelles peuvent être ovigères presque toute l'année. Une ponte peut contenir jusqu'à 185.000 œufs. Il y a 5 stades larvaires zoé et une mégalope. Les larves s’observent dans le plancton de décembre à juin. La longévité peut atteindre 6 ans. L'espèce est omnivore et opportuniste. Elle est parasitée par de nombreuses espèces, en particulier par le rhizocéphale Sacculina carcini.

Écologie et distribution.

Ce crabe est ubiquiste et anthropophile. Il se rencontre jusqu'à 10 m de profondeur. Il affectionne les zones sablo-vaseuses et les zostères les étangs du littoral ; il est moins commun en mer ouverte. Il tolère l'anoxie et les variations de température et de salinité. Il est présent en Mer Noire, en Méditerranée et dans le proche Atlantique tropical. Les Carcinus ont été introduits dans divers pays (Japon, Australie, USA...).

Interactions avec les activités humaines.

L'espèce est pêchée et consommée mais son intérêt économique est faible. Il peut occasionner des dégâts aux conchylicultures.

P. Noël (UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN)), 2017

Téléchargements et liens externes

NOËL Pierre, LAMARE Véronique, PROUZET Anne, in : DORIS, 29/7/2009 : Carcinus aestuarii Nardo, 1847, http://doris.ffessm.fr

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