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Pseudorasbora parva (Temminck & Schlegel, 1846)

Pseudorasbora ( Français )

Topmouth Gudgeon (Anglais)

(Chordata, Actinopterygii, Cypriniformes)

Informations générales

Taille/poids :

Cette espèce peut mesurer jusqu’à 12 cm.

Diagnose :

Ce poisson se caractérise par une petite bouche fortement supère presque verticale, des nageoires dorsale et anale courtes. La pigmentation est également caractéristique : croissant foncé sur le bord postérieur des écailles, et présence d’une bande brune sur les flancs (notamment chez les juvéniles).

Détermination et espèces proches:

L’identification de l’espèce est facile, il y a peu de risque de confusion avec d’autres espèces.

Période d’observation :

Il est observable toute l’année.

Biologie-éthologie :

La maturité sexuelle est atteinte à 1 ou 2 ans. La reproduction s’effectue d’avril à juin, en effectuant des pontes multiples. Les œufs mesurant 1,2 mm de diamètre sont pondus sur divers supports et sont gardés par le mâle. Sa longévité est faible (2 à 3 ans, rarement 4). Il a un comportement alimentaire très opportuniste à base de zooplancton et de macro-invertébrés.

Biogéographie et écologie :

Son aire d’origine comprend le Japon, la Chine et le bassin de l’Amour. Il a été introduit accidentellement en Europe de l’Est par l’élevage de carpes chinoises dans les années 60. Il s’est ensuite étendu en Europe occidental. Il est présent maintenant dans de nombreux bassins versant en France. On le rencontre essentiellement en milieu lentique et dans les eaux stagnantes, mais il peut être présent également en eau courante. Il est enfin opportuniste et possède une tolérance de conditions environnementales extrêmes, ce qui est caractéristique des espèces envahissantes. Le Pseudorasbora est classé comme nuisible à l’échelle mondiale entrainant un risque de compétition avec d’autres espèces et de prédation des pontes. Mais il est également porteur d’un parasite Sphaerothecum destruens qui a des effets dévastateurs sur d’autres espèces de poissons, et ainsi, peut entrainer une forte mortalité sur l’ichtyofaune native.

Interactions avec les activités humaines :

Cette espèce a seulement un intérêt commercial en aquariophylie.

G. Denys (UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN)), 2017

Téléchargements et liens externes

Keith, P. 2003. Le Pseudorasbora : Pseudorasbora parva (Schlegel, 1842). In : Pascal, M., Lorvelec, O., Vigne, J.-D., Keith, P. & Clergeau, P. Évolution holocène de la faune de Vertébrés de France : invasions et extinctions. Rapport INRA/CNRS/MNHN: 122.

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