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Taraxacum officinale F.H.Wigg., 1780

Pissenlit officinal, Pissenlit commun (Français, ETATFRA)

(Equisetopsida, Asterales)

Informations générales

Le Pissenlit commun ou Dent-de-lion (Taraxacum officinale F.H.Wigg.) est une espèce de la famille des Asteraceae (anciennement appelée Composées ou Compositae). Il est très commun dans toutes les régions de la France métropolitaine, bien que parfois rare dans le Midi. Ses milieux de prédilection sont les pelouses et prairies riches en matières nutritives (en particulier les éléments azotés rejetés par les animaux de pacages, tels les bovins et les ovins) et relativement humides, depuis les régions de plaine jusqu’aux zones de haute altitude.

Cette plante est médicinale (son nom de genre Taraxacum vient de deux mots grecs signifiant « remède pour [tous] les maux ») : elle est très utilisée pour ses puissantes vertus cholérétiques et cholagogues, ainsi qu’en dépuratif et diurétique. Les abeilles affectionnent le nectar produit par ses fleurs et le miel de Pissenlit est très apprécié pour sa forte teneur en vitamines et oligoéléments.

Si tout un chacun est capable de reconnaître le Pissenlit commun, pour le botaniste cette plante est très problématique. En réalité, il existe un nombre très important d’espèces de pissenlits, complexes à déterminer correctement, du fait de la très forte variabilité morphologique des individus. De ce fait, il est habituel de considérer qu’il n’existe que trois grands groupes d’espèces de pissenlits en France, dont le groupe dit Taraxacum gr. ruderalia, dont fait partie le Pissenlit commun (Taraxacum officinale F.H.Wigg.)

Le Pissenlit commun est une plante vivace herbacée acaule : aucune tige n’est produite et les feuilles émergent d’un seul bourgeon situé au ras du sol. Celles-ci sont entières, bien que profondément découpées en pointes larges et profondes (d’où le nom vernaculaire de Dent-de-lion) et appliquées directement sur le sol, en une large rosette étalée. Comme toutes les espèces de la famille des Asteraceae, cette plante présente un grand nombre de toutes petites fleurs accolées entre elles au sein d’un plateau en forme d’assiette, appelé capitule, et qui termine le pédoncule floral pouvant atteindre une vingtaine de centimètres de hauteur. Les fleurs présentent cinq pétales jaune orangé, soudés entre eux et formant une languette en forme de lanière de ceinture, qui ressort du capitule (on dit que les fleurs sont ligulées). Les cinq sépales sont hypotrophiés et réduits à de fins poils. L’androcée est composé de cinq étamines à anthères soudées entre elles et le gynécée est bicarpellaire gamocarpique (bien qu’un seul des deux carpelles soit véritablement fertile). Le fruit est un akène ornementé d’un toupet de poils (le pappus) en forme d’ombrelle, qui assure ainsi une meilleure portabilité de celui-ci dans l’air par les courants aériens. La graine enfermée dans le fruit est alors disséminée par le vent (anémochorie).

Référence bibliographique principale : COSTE H. – 1900-1906. Flore descriptive et illustrée de la France, de la Corse et des contrées limitrophes. Tome II. Paul-Klincksieck, Paris. Réédition en 1998 par la Librairie scientifique et technique Albert Blanchard, Paris : 627 pp.

Olivier Escuder (UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN)), 2014

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