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Anguis fragilis Linnaeus, 1758

Orvet fragile (L') ( Français )

Slow Worm (Anglais)

(Chordata Squamata)

Informations générales

Taille/poids :

Ce lézard dépasse rarement les 50 centimètres de longueur totale.

Diagnose :

Lézard au corps allongé, serpentiforme ; queue assez longue mais tronquée à son extrémité ; pas de membre ; tête petite, non distincte du cou. Le corps est recouvert d’écailles lisses et luisantes de tailles équivalentes sur tout le corps (pas de plaques ventrales comme chez les serpents). La coloration globale est grisâtre ou plus souvent marron clair à marron cuivré. Les mâles adultes sont en général unis tandis que les juvéniles et les femelles présentent une ligne vertébrale et des flancs noirâtres. Parfois, présence de quelques taches bleu ciel éparses chez les mâles.

Détermination :

L’identification de cette espèce sur photographie est facile.

Espèces proches :

L’orvet fragile est souvent pris pour un serpent. Il s’en distingue pourtant très facilement par la présence de paupières mobiles. En d’autres termes, il peut fermer les yeux, ce qui n’est le cas d’aucun serpent.

Période d’observation :

L’Orvet fragile peut être observé de février-mars à octobre ; il est diurne, et plutôt actif le matin ou en fin de journée.

Biologie-éthologie :

La reproduction débute au moi d’avril et se poursuit jusqu’au mois de juin. La femelle met bas vers août-septembre jusqu’à près d’une trentaine (huit en moyenne) de jeunes déjà formés, qui se libèrent immédiatement de la membrane de l’œuf une fois ce dernier expulsé (viviparité). Cette espèce se nourrit au sol de divers petits invertébrés ; c’est en particulier un grand consommateur de vers de terre et de limaces.

Biogéographie et écologie :

L’orvet fragile est largement répandu en Europe de l’ouest, sauf dans les contrées les plus septentrionales et dans le sud de la Péninsule ibérique. Il est terrestre semi-fouisseur et se rencontre dans une grande variété de milieux naturels boisés ou non et anthropiques (paysages bocagers, jardins), avec une prédilection pour les micro-habitats présentant un couvert végétal dense dans lequel il peut facilement se dissimuler. Cette espèce hiverne, parfois en groupe, dans le sol dans des galeries ou à l’abri sous des objets jonchant le sol.

Pour aller plus loin :
Vacher, J.-P. & Geniez, M. 2009. Les Reptiles de France, Belgique, Luxembourg et Suisse. Collection Parthénope. Biotope, Mèze. 544 pp.

J.C. De Massary (UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN)), 2016

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