Carabus solieri Dejean, 1826

Carabe de Solier ( Français )

(Arthropoda, Insecta, Coleoptera)

Informations générales

Taille :

22-35 mm.

Diagnose :

Deux grandes formes de coloration existent chez cette espèce : dessus vert métallique à marges violettes ou dessus noir (avec ou sans légers reflets bleus) à marges bleues ou violacées. Pattes, antennes et dessous noirs. Les élytres portent des côtes plus ou moins saillantes. Corps allongé, les pattes longues, aptes à la course. Les élytres et le premier segment thoracique ne forment pas une courbe continue, les deux segments sont bien individualisés. La tête est longue et porte de solides mandibules. Le mâle se reconnaît à ses tarses (les derniers articles des pattes) antérieurs dilatés, adaptés à la préhension de la femelle lors de l’accouplement. Brachyptères, les élytres sont soudés (l’espèce est inapte au vol).

Facilité d’identification :

Assez facile

Confusion possibles :

La forme sombre est difficilement confondable. La forme verte pourrait être confondue avec les trois autres espèces françaises présentant des côtes élytrales et une couleur verte : C. auronitens et C. auratus Linnaeus, 1758 qui ont des pattes rouges et C. nitens Linnaeus, 1758, à pattes noires mais nettement plus petit (13 à 18 mm) et qui a une pointe au bout des tibias antérieurs, et qui est localisé sur les côtes atlantiques.

Périodes d’observation :

Toute l’année. Active principalement de la fin du printemps jusqu’à l’automne. Hiverne à l’état adulte.

Biologie/Ethologie :

Cette espèce est forestière, préfère les sols argileux et se rencontre de 100 à 2800 mètres. Elle est très discrète est ses colonies très localisée, mais abondantes. Les larves comme les adultes se nourrissent essentiellement de mollusques terrestres (escargots, limaces), mais peuvent avoir un régime plus opportuniste (larves, vers…). Larves et adultes, bien qu’ayant les mêmes proies, ne mangent pas de la même façon. Les adultes ont des mandibules dotées d’une incisive coupante et dévirent les proies en les mastiquant. Les larves ont dans les mandibules un canal permettant d’injecter des enzymes qui digèrent la proie de l’intérieur. La proie ainsi liquéfiée sera ensuite aspirée par la larve à l’aide du même canal mandibulaire (digestion dite « extra-orale »).

Biogéographie :

L’espèce occupe le sud du massif alpin, principalement en Italie et en France, où on la rencontre depuis le Queyras jusqu’aux Alpes-Maritimes. Cette espèce est protégée en France métropolitaine.

D'après : Coulon, J., Pupier, R., Queinnec, E., Ollivier, E. & Richoux, P. 2011. Coléoptères Carabidae de France: Compléments aux 2 volumes de René Jeannel. Mise à jour, corrections et répertoire. Faune de France, 94: 1-352 pp., 70 pl.

A. Horellou (UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN)), 2015

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