Logos SINP
Ammotragus lervia (Pallas, 1777)

Mouflon à manchettes ( Français )

(Chordata, Mammalia, Cetartiodactyla)

Informations générales

Taille :

130 à 165 cm, plus 15 à 25 cm pour la queue. Hauteur au garrot : 75 à 112 cm.

Poids :

100 à 140 kg pour le mâle, 40 à 55 kg pour la femelle.

Diagnose :

Le Mouflon à manchettes à une allure générale de chèvre mais est beaucoup plus massif. Sa tête porte une paire de corne épaisse incurvée vers l'arrière. Le cou et le haut des pattes antérieures arborent une crinière de longs poils. Son pelage est de couleur fauve hormis sur le ventre et la partie interne des pattes où les poils sont blanchâtres. Ses pattes portent chacune deux doigts, formant un sabot, et un ergot (=reliquat des doigts rudimentaires latéraux). Sa queue est courte et tombante.

Détermination :

Simple.

Espèces proches :

Sa crinière sur le cou et ses cornes sans bourrelets permettent de le différencier facilement du Bouquetin des Alpes (Capra ibex).

Période d’observation :

Observable toute l'année et toute la journée en France. Dans son aire d'origine, le Mouflon à manchettes est actifs surtout à l'aube et au crépuscule, quand le soleil ne chauffe pas trop fort.

Biologie-éthologie :

Grégaire, le Mouflon à manchettes est une espèce discrète et très agile. Mâles et femelles se regroupent lors du rut, préférentiellement en automne mais qui peut survenir toute l'année. La femelle met bas d'un jeune après 160 jours de gestation. La maturité sexuelle est atteinte vers 18 mois. Herbivore, il se nourrit principalement de graminées et de feuilles.

Biogéographie et écologie :

Originaire d'Afrique du Nord, il se trouve dans les terrains accidentés, montagneux et arides du Maghreb. Il est présent dans l'Atlas et dans les zones rocheuses du Sahara. Il a été introduit en Europe et est présent en France, vraisemblablement à la suite de l'installation d'individus échappés d'un enclos de chasse privé.

Interactions avec les activités humaines :

Dans certains pays où l'espèce est introduite, il peut causer des dégâts à cause du broutage et du piétinement érosifs de certains habitats sensibles et de son fort potentiel à supplanter les ongulés autochtones.

Référence bibliographique :
Cugnasse J.-M. & Tomeï N. Le Mouflon à manchettes (Ammotragus lervia), in LPO PACA, GECEM & GCP. Les Mammifères de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Biotope, Mèze : 216-217.

A. Savouré-Soubelet (UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN)), 2017

Téléchargements et liens externes

Lien vers Google

Lien vers Google Scholar

Lien vers Google Images