Le genre Porcellio comprend essentiellement des espèces de grande taille (> 10 mm) à téguments crustacés, dont le flagelle des antennes est composé de deux articles distincts. Deux paires de pseudotrachées sont bien visibles sur les premiers pléonites. Les lobes du céphalon sont généralement développés, avec un développement allométrique (plus grands chez les individus de grande taille).
Porcellio monticola est une espèce de grande taille (jusqu'à 18 mm pour certaines femelles) au corps aplati plutôt lisse. Les lobes sont faiblement développés, le médian présente généralement une forme arrondie. Les exopodites des uropodes sont généralement larges et courts et portés par un basis à partie postérieure tronquée en biais, le telson terminé par une pointe peu développée. Le bord postérieur du premier péréionite est sinué. La coloration est variable mais comprend le plus souvent le céphalon est teinté de foncé, contrastant avec le reste du corps. Des taches jaunes ou claires sont fréquemment présentes sur le corps, les mâles n'étant jamais gris uniformes. Les pointes postérieures des derniers segments sont fréquemment ornées d'une tache orangée.
Détermination :
La détermination est possible à vue ou sur photo.
Espèces proches :
Pouvant être confondu avec plusieurs autres espèces de Porcellio, c'est essentiellement avec Porcellio montanus que la confusion est la plus facile. Cette espèce à distribution plus restreinte (bordure est, massif central et régions montagneuses) présente des lobes généralement plus développés chez les individus adultes mais la coloration est similaire.
Période d'observation :
Visible toute l'année.
Biogéographie et écologie :
Espèce largement répandue en Europe occidentale, depuis l'Espagne jusqu'à l'Allemagne. En France il occupe essentiellement le sud-ouest et l'est de la France. Une forme à longs uropodes (P. monticola meridionalis) est signalée de plusieurs régions proches de la méditerranée.
Porcellio monticola est une espèce à affinités forestières et corticoles, on le rencontre fréquemment sous les écorces. Il semble également bien présent le long des fleuves et sur les falaises calcaires et les entrées de grottes, où il se réfugie dans les fissures pendant la journée.
La carte présente une synthèse à la maille 10 x 10 km des données d’observation de l’espèce transmises au SINP. Ces données ont été soumises à des filtres de validation.
Carte de répartition issue du programme Atlas de la Biodiversité Départementale et des Secteurs Marins
Répartition actuelle en France métropolitaine
La carte présente une couche de répartition de référence de l’espèce à l’échelle des départements et des secteurs marins. Les données de présence et d’absence ont été établies par expertise au sein d’un réseau de partenaires. Cette répartition de référence est utilisée dans le processus de validation des données du SINP au niveau de l’INPN.
Carte de répartition issue du programme Atlas de la Biodiversité Départementale et des Secteurs Marins
Présence certaine
Correspond à un signalement sur la base d'au moins une observation avérée dans une période de 10 ans (20 ans pour les invertébrés peu connus) précédant l'année de référence et aucune présomption de disparition depuis l'obtention de la dernière donnée ni doute sur le caractère reproducteur et implanté de cette population. Pour les espèces migratrices, la pr&easence indiqu&eae concerne les zones de reproduction.
Présence probable
Ce statut se base sur un ou plusieurs des critères suivants :
une recherche de l'espèce incomplète mais présence de milieux favorables ;
une écologie de l'espèce compatible avec l'hypothèse de sa présence ;
une dernière observation fiable remontant à plus de 10 ans par rapport à la date de référence, aucune recherche spécifique récente et aucune présomption de disparition depuis cette date [vertébrés, plantes et invertébrés bien étudiés (rhopalocères, orthoptères, odonates...)] ;
une dernière observation fiable remontant à plus de 20 ans, aucune recherche spécifique récente et aucune présomption de disparition depuis cette date [taxons peu connus : fonge, nombreux invertébrés...].
Absence probable ou certaine
Ce point recouvre l'absence, par nature plus difficile à démontrer que la présence. Ce statut se base sur un ou plusieurs des critères suivants :
une recherche ciblée intensive mais infructueuse ;
l'absence de milieux adéquats ;
une espèce non observée alors que sa présence est facile à détecter ;
une présence peu vraisemblable pour des raisons historiques ou biogéographiques.
Ce statut doit également être attribué à un département dans lequel la présence de l'espèce est occasionnelle.
Absence liée à une disparition avérée
Cas particulier d'absence liée à une disparition avérée depuis moins d'un demi-siècle (les disparitions anciennes sont traitées comme « absence probable ou certaine »).
Pas d'informations
Dans l'état des connaissances, on ne peut pas se prononcer sur la présence ou l'absence actuelle dans le département. Il s'agit du statut utilisé par défaut quand on ne se situe pas dans une des catégories précédente ou dès lors qu'il y a un doute.
Rédigée par
NOËL Franck
Validée par NOËL Franck
le
19/03/2021
Présence mondiale (source GBIF)
La carte présente la répartition mondiale de l’espèce à partir des données du GBIF (Global Biodiversity Information Facility - Système mondial d'information sur la biodiversité).