Myotis punicus Felten, 1977

Murin du Maghreb ( Français )

Maghrebian mouse-eared bat (Anglais)

(Chordata, Mammalia, Chiroptera)

Informations générales

Longueur (T+C) : 5,9-7,7 cm. Longueur avant-bras : 5,3-6,5 cm. Envergure : 35,0-40,0 cm. Poids : 19-29 g. Dents (38) : I2/3, C1/1, P3/3, M3/3. Echolocation (pic d'énergie) : 28-36 kHz.

Espèce de grande taille dotée de grandes oreilles mesurant de 2,4 à 2,9 cm de long. Elles sont très larges en raison de leur forme ovale. La forme du tragus est très variable. Le museau est massif. Le pelage dorsal est brun clair à grisâtre tandis que le pelage ventral est blanc. Un léger collier jaune doré apparaît au tour des oreilles et descend sur le cou. Les oreilles s’éclaircissent dans le cône du pavillon et le tragus est blanchâtre et de teinte homogène. Le Murin du Maghreb ne montre jamais de tâche blanche sur le haut du front contrairement au Petit murin Myotis blythii.
Bien qu’il ressemble à cette dernière espèce et au Grand murin Myotis myotis, il ne peut pas se confondre avec étant donné que leur aire de répartition ne se chevauche pas en France.

Il quitte son gîte dans la première heure après le coucher du soleil. Compte tenu de la latitude très basse de l’aire de distribution et des conditions climatiques douces de la Corse, l’espèce n’hiberne que peu de temps comparés aux murins continentaux et aucun rassemblements n’a encore été observé. En période de mise bas le nombre d’individus dans les colonies varie de 200 à 2000 individus en Corse. La femelle met bas début mai. Espèce nouvellement décrite, de nombreuses informations sont encore manquantes.

Opportuniste, il se nourrit d’Orthoptères, de Coléoptères et de chenilles de Lépidoptères. Considéré comme glaneur, il capture ses proies au sol, sur la végétation parfois aussi au sol. Il entrecoupe son activité de chasse par des pauses de durée variable dans son gîte nocturne.

Il est lié aux milieux ouverts, aux prairies, aux pelouses, aux prés pâturés et aux landes. Il est peu contacté, voire absent, des zones forestières. En hiver, il gîte dans les ponts à caisson, les disjointements, les buses, les grottes ou mines. En été, des individus isolés sont découverts dans les passages busés, les combles, les corniches ou les caissons creux des ouvrages d’art. Des essaims s’installent également dans les grottes, les mines, les hangars ou les conduites souterraines d’eau. Il peut s’installer en mixité avec d’autres chiroptères.

Extrait de l'ouvrage : ARTHUR L. & LEMAIRE M. 2009. Les Chauves-souris de France, Belgique, Luxembourg et Suisse. Biotope, Mèze (Collection Parthénope); MNHN, Paris, 544p.

Audrey Savouré-Soubelet (UMS 2006 Patrimoine Naturel (AFB / CNRS / MNHN)), 2014

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