FR3100494 - Prairies et marais tourbeux de Guines

Site de la directive "Habitats, faune, flore"

Base de référence : juin 2020.

Mise à jour annuelle de la liste SIC - publication au JO UE : 28/11/19 (à partir de la base : octobre 2018)

Identification du site

Type : B (pSIC/SIC/ZSC)

Code du site : FR3100494

Compilation : 29/02/1996

Mise à jour : 30/11/2011

Appelation du site : Prairies et marais tourbeux de Guines

Dates de désignation / classement :

  • pSIC : première proposition : 30/04/2002
  • pSIC : dernière évolution : 30/04/2002
  • SIC : Première publication au JO UE : 07/12/2004
  • SIC : Dernière publication au JO UE : 07/12/2004
  • ZSC : premier arrêté : 01/06/2015
  • ZSC : Dernier arrêté : 01/06/2015
Texte de référence
Arrêté de création du 01 juin 2015 portant décision du site Natura 2000 Prairies et marais tourbeux de Guines (zone spéciale de conservation)

Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : 1,91278 (E 1�54'46'')
  • Latitude : 50,88000 (N 50�52'48'')
Superficie : 139 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 1 m.
  • Max : 12 m.
  • Moyenne : 5 m.
Régions biogéographiques :
Atlantique : 100%

REGION : NORD-PAS-DE-CALAIS
DEPARTEMENT : Pas-de-Calais (100%)
COMMUNES : Andres, Ardres, Guînes.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 30%
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 25%
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 25%
Forêts caducifoliées 20%

Autres caractéristiques du site

Ensemble de prairies, de marais et d'étangs tourbeux particulièrement remarquables tant par leur origine (dépression de la Plaine maritime flamande alimentée par des sources issues des collines crayeuses, par des débordements occasionnels de la nappe des sables et par les eaux pluviales) que par la nature et la diversité des conditions édaphiques, topographiques et hydrologiques ayant conditionné leur formation.

Qualité et importance

Le site se présente comme une vaste cuvette marécageuse parcourue de multiples chenaux et ponctuée d'anciennes fosses de tourbage converties en mares et étangs de chasse. Le niveau de la nappe phréatique reste en permanence très élevé, baignant des dépôts tourbeux affleurants épais de trois à quatre mètres au centre du marais alors qu'en périphérie ceux-ci sont recouverts par les sables de Dunkerque.

Le Marais de Guînes et d'Andres peut être considéré, à l'échelle régionale voire du Nord-Ouest de la France, comme un des plus remarquables exemples de système turficole alcalin mésotrophe nord-atlantique, avec celui de la basse Vallée de l'Authie (s'étendant également en Picardie) et, dans une moindre mesure, celui de la basse Canche.

On peut en particulier citer les habitats aquatiques de l'hydro-charition, les roselières et mégaphorbiaies tourbeuses (Thelypterido palustris-Phragmitetum australis, Lathyro palustris-Lysimachietum vulgaris) et le bas-marais tourbeux alcalin de l'Hydrocotylo vulgaris-Juncetum subnodulosi qui présentent ici un développement floristique et spatial optimal et exemplaire et sont tout à fait représentatifs du système auquel ils appartiennent.


	

Vulnérabilité

L'état de conservation des habitats aquatiques et amphibies des bas-marais, des roselières et des mégaphorbiaies tourbeuses est variable suivant les secteurs avec une tendance générale à l'atterrissement et au développement des fourrés de recolonisation suite aux déséquilibres dynamiques engendrés par l'abandon progressif des pratiques traditionnelles de gestion ; celles-ci favorisent en effet l'exportation de la matière organique et le rajeunissement des différents systèmes (fauche des roseaux pour la litière ou le paillage, coupe des saules pour le chauffage ou la fabrication de piquets, ...).

Ces pratiques devraient être "réhabilitées" et des moyens techniques et financiers débloqués pour pérenniser et/ou restaurer, à des fins conservatoires, les habitats les plus menacés. Ainsi les habitats visés par la Directive nécessiteront-ils, du fait de leur dépendance vis à vis du niveau et de la qualité des eaux, différentes mesures de gestion d'ordre général ou plus spécifique :
  
- préservation du fonctionnement hydraulique et hydrologique conditionnant le niveau et la qualité des eaux d'alimentation du marais, tant au niveau de la nappe profonde de la craie que du bassin versant amont ;
- maintien d'un niveau d'eau moyen élevé limitant l'eutrophisation (par minéralisation de la tourbe) et la dynamique arbustive naturelle de recolonisation des marais qui ne sont plus exploités, avec préservation des fluctuations saisonnières de la nappe favorisant le développement de végétations et d'espèces amphibies remarquables ;
- maintien voire restauration de pratiques agropastorales extensives de fauche et de pâturage (a contrario, ces pratiques sont défavorables en cas de pratiques intensives) ;
- curage des mares et étangs avec exportation des vases hors du site et maintien de berges en pente très douce.