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FR4112000 - Plaine et étang du Bischwald

Site de la directive "Oiseaux"

Base de référence : mai 2019.

Identification du site

Type : A (ZPS)

Code du site : FR4112000

Compilation : 30/11/2002

Mise à jour : 30/11/2006

Appelation du site : Plaine et étang du Bischwald

Dates de désignation / classement :

  • ZPS : Premier arrêté : 04/05/2007
  • ZPS : Dernier arrêté : 11/12/2018
Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : 6,65972 (E 6°39'34'')
  • Latitude : 49,01000 (N 49°00'35'')
Superficie : 2 512 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 246 m.
  • Max : 266 m.
  • Moyenne : 0 m.
Régions biogéographiques :
Continentale : 100%

REGION : LORRAINE
DEPARTEMENT : Moselle (100%)
COMMUNES : Bérig-Vintrange, Bistroff, Boustroff, Frémestroff, Freybouse, Grostenquin, Guessling-Hémering, Harprich, Laning, Lelling, Lixing-lès-Saint-Avold, Vahl-lès-Faulquemont, Viller.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 36%
Forêts caducifoliées 34%
Autres terres arables 17%
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 7%
Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) 4%
Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 2%

Autres caractéristiques du site

La plaine du Bischwald, une cuvette dont l'altitude est comprise entre 240 et 280 mètres, est située au centre du département de la Moselle, entre Saint-Avold et Morhange, dans le bassin versant de la Nied du Bischwald (affluent de rive gauche de la Nied allemande).
Le site constitue un vaste complexe écologique, constitué de l'étang du Bischwald (210 ha) et des zones humides alentour, de la Nied du Bischwald et de ses nombreux petits affluents, du marais de Lelling, de prairies humides ponctuées de mares et structurées par un réseau de haies et de ripisylves, le tout bordé par des forêts communales, majoritairement conduites en futaies de Chênes sessiles.

Qualité et importance

L'étang du Bischwald et ses alentours sont connus depuis de nombreuses années par les ornithologues pour l'avifaune riche et diversifiée qu'ils accueillent tout au long de l'année, dont plusieurs espèces de l'annexe I de la directive 79/409/CEE Oiseaux (indiquées par un astérisque).

En période de reproduction, les roselières de l'étang abritent des espèces sensibles comme le Busard des roseaux* et plusieurs couples de Rousserolle turdoïde, espèce en forte régression.
Le Martin-pêcheur d'Europe* est également présent sur le site ainsi qu'une petite population de Pie-grièche écorcheur*.
Les massifs forestiers accueillent la Bondrée apivore*, le Gobemouche à collier*, le Pic mar* et le Pic noir* dans les futaies mâtures, ainsi que la Pie-grièche écorcheur* dans les jeunes stades de futaie.
 
L'automne et le printemps voient passer de nombreux migrateurs comme la Guifette noire*, la Grue cendrée*, la Rémiz penduline, le Milan noir* (également nicheur), le Milan royal* ou encore le Balbuzard pêcheur*. Le site accueille la Grande Aigrette* mais peut également être fréquenté par l'Oie des moissons, l'Oie rieuse, le Cygne de Bewick* et le Cygne sauvage*, ce qui est à souligner. Le site est également un des rares sites français à avoir accueilli le Pygargue à queue blanche* et l'Aigle criard*.
La structure et la relative stabilité de l'étang du Bischwald permettent à de nombreux anatidés de passer l'hiver sur le site comme le Canard colvert, le Canard siffleur, la Sarcelle d'hiver, le Fuligule milouin mais aussi des espèces nordiques comme le Garrot à oeil d'or.

Vulnérabilité

Le site n'est pas considéré comme très vulnérable. On peut toutefois évoquer les changements potentiels de l'occupation des sols (transformation de prairies en terres cultivées qui aurait un effet négatif sur la qualité des eaux et les aspects paysagers). La conservation des zones en herbe pâturées et/ou fauchées, ainsi que les éléments paysagers associés, est  un des enjeux importants dans la ZPS.
Enfin, le défaut d'entretien de certains milieux, comme les roselières, peut être la cause du déclin de certaines espèces d'oiseaux, tout comme le type d'exploitation forestière dont dépend également le maintien des populations d'espèces liées aux vieilles futaies.