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FR4112001 - Forêts et zones humides du pays de Spincourt

Site de la directive "Oiseaux"

Base de référence : septembre 2017.

Identification du site

Type : A (ZPS)

Code du site : FR4112001

Compilation : 30/11/2002

Mise à jour :

Appelation du site : Forêts et zones humides du pays de Spincourt

Dates de désignation / classement :

  • ZPS : Premier arrêté : 21/08/2003
  • ZPS : Dernier arrêté : 21/08/2003
Texte de référence
Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : 5,55333 (E 5°33'11'')
  • Latitude : 49,30667 (N 49°18'24'')
Superficie : 12 678 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 213 m.
  • Max : 217 m.
  • Moyenne : 0 m.
Régions biogéographiques :
Continentale : 100%

REGION : LORRAINE
DEPARTEMENT : Meuse (100%)
COMMUNES : Amel-sur-l'Étang, Azannes-et-Soumazannes, Billy-sous-Mangiennes, Gincrey, Gremilly, Loison, Mangiennes, Ornes, Romagne-sous-les-Côtes, Senon.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Aucun résultat.

Autres caractéristiques du site

Au sein de la plaine argileuse de la Woëvre, vaste écocomplexe de forêts, de prairies humides et d'étangs (dont celui d'Amel) avec roselières et phragmitaies.
Les pourcentages de recouvrement par classe d'habitats seront précisés lors de l'élaboration du document d'objectifs.

Qualité et importance

Ce site exceptionnel abrite tout au long de l'année une avifaune riche et diversifiée, notamment plusieurs espèces de l'annexe I de la directive 79/409/CEE Oiseaux (indiquées par un astérisque).

Il s'agit, tout d'abord, du site majeur en France pour la Grue cendrée*. Cette zone accueille ainsi la quasi-totalité de la population de cette espèce nichant en Lorraine (4 à 5 couples) et en France, la Lorraine étant la seule région française accueillant actuellement la reproduction de celle-ci. Le site accueille également environ 10 000 individus en migration et plusieurs centaines d'oiseaux en hivernage ce qui est tout à fait remarquable.

En période de reproduction, les roselières des étangs abritent des espèces sensibles comme le Butor étoilé* et le Busard des roseaux*. Elles abritent également quelques couples de Rousserolle turdoïde, espèce en forte régression mais aussi la Locustelle luscinioïde. De plus, la reproduction de la Grande Aigrette* et de la Gorgebleue à miroir* est fortement suspectée sur le site.

Le site constitue également un lieu de halte migratoire privilégié pour de nombreux oiseaux de passage comme le Balbuzard pêcheur*, la Cigogne noire* (dont la nidification est à rechercher), la Marouette ponctuée* et la Guifette noire*.

Tout au long de l'année de très nombreux anatidés trouvent refugent sur les étangs du site comme le Canard chipeau, la Sarcelle d'hiver, le Canard souchet, le Fuligule milouin et le Fuligule morillon. L'Oie cendrée s'y est reproduit pour la première fois en 2002. En automne et en hiver, le Harle piette*, le Harle bièvre et le Garrot à oeil d'or peuvent également y être notés.

Les milieux forestiers abritent quelques couples de Gobemouche à collier*, de Pic noir* et de Pic mar*. S'y reproduisent également le Milan noir* et la Bondrée apivore*.

Une belle population de Pie-grièche écorcheur* fréquente les milieux ouverts du site qui accueille aussi quelques couples de Pie-grièche grise.

Enfin, le site voit passer plus au moins régulièrement des espèces rares comme le Plongeon arctique*, le Plongeon catmarin*, le Grèbe esclavon*, le Grèbe jougris, le Cygne sauvage*, l'Oie des moissons, la Macreuse brune, l'Eider à duvet, le Faucon émerillon* ou encore le Pygargue à queue blanche*.

Vulnérabilité

Le site n'est pas considéré comme très vulnérable. On peut toutefois évoquer les changements potentiels de l'occupation des sols notamment sur les bassins versants des étangs (transformation de prairies en terres cultivées qui aurait un effet négatif sur la qualité des eaux d'amenées qui deviendraient alors fortement chargées en matière en suspension, facteur d'envasement) et l'utilisation toujours plus importante de biocides.
Il convient également de veiller à la tranquillité du site (indispensable pour certaines espèces) en veillant notamment au développement d'activités incompatibles avec celle-ci.
Enfin, le défaut d'entretien de certains milieux, comme les roselières, peut être la cause du déclin de certaines espèces d'oiseaux.