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FR4112002 - Complexe de l'étang de Lindre, forêt de Romersberg et zones voisines

Site de la directive "Oiseaux"

Base de référence : mai 2019.

Identification du site

Type : A (ZPS)

Code du site : FR4112002

Compilation : 30/11/2002

Mise à jour : 31/10/2003

Appelation du site : Complexe de l'étang de Lindre, forêt de Romersberg et zones voisines

Dates de désignation / classement :

  • ZPS : Premier arrêté : 21/08/2003
  • ZPS : Dernier arrêté : 23/11/2018
Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : 6,80361 (E 6°48'12'')
  • Latitude : 48,79083 (N 48°47'26'')
Superficie : 5 308 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 207 m.
  • Max : 250 m.
  • Moyenne : 0 m.
Régions biogéographiques :
Continentale : 100%

REGION : LORRAINE
DEPARTEMENT : Moselle (100%)
COMMUNES : Assenoncourt, Azoudange, Belles-Forêts, Desseling, Dieuze, Fribourg, Gelucourt, Guéblange-lès-Dieuze, Guermange, Lindre-Basse, Loudrefing, Rorbach-lès-Dieuze, Tarquimpol, Zommange.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 20%
Autres terres arables 20%
Forêts caducifoliées 18%
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 13%
Prairies ameliorées 10%
Forêt artificielle en monoculture (ex: Plantations de peupliers ou d'Arbres exotiques) 10%
Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 6%
Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 2%
Pelouses sèches, Steppes 1%

Autres caractéristiques du site

Situé sur le plateau lorrain, le site est constitué de collines peu élevées, entourant un grand étang.

Qualité et importance

L'intérêt ornithologique du site est reconnu depuis de nombreuses années. Avec 120 espèces nicheuses et plus de 250 espèces observables tout au long de l'année, il constitue un site exceptionnel pour les oiseaux dont de nombreuses espèces de l'annexe I de la directive 79/409/CEE Oiseaux (indiquées par un astérisque).

En période de reproduction, les roselières du site abritent des espèces sensibles comme le Butor étoilé*, le Blongios nain*, le Héron pourpré*, le Busard des roseaux* et la Marouette ponctuée*. Elles abritent également plusieurs dizaines de couples de Rousserolle turdoïde, espèce en forte régression en France et au sein de l'Union européenne.

A noter également au printemps 2002 la présence sur le site d'un Phragmite aquatique* à des dates tardives.

Les forêts accueillent plusieurs couples de Bondrée apivore*, de Milan noir*, de Pic mar*, de Pic cendré*, de Pic noir* et également une très belle population de Gobemouche à collier*. La Cigogne noire*, très discrète, est observée régulièrement sur le site et il n'est pas impossible qu'elle s'y reproduise déjà.

L'été, des milliers de canards trouvent refugent sur les plans d'eau du site au moment où ils ont le plus besoin de tranquillité pour effectuer leur mue. Le site constitue ainsi un site majeur pour les rassemblements post-nuptiaux de Canard souchet (jusqu'à 10% du total français à cette date) et de Fuligule milouin (l'un des premiers sites français) accompagnés parfois du rare Fuligule nyroca* (à l'unité).

L'automne et le printemps voient passer de nombreux migrateurs comme la Guifette noire*, la Grue cendrée* ou encore le Balbuzard pêcheur*. Pour cette dernière espèce des aménagements de plates-formes ont été réalisés en plusieurs points pour l'aider à se reproduire sur le site.

En fin d'automne, le site accueille la Grande Aigrette* (qui hiverne également sur le site) en nombre très important, de même que l'Oie des moissons et l'Oie rieuse (dont les effectifs sont en nette chute). Le site est également un des rares sites français à accueillir régulièrement le Pygargue à queue blanche* et l'Aigle criard*.

Enfin, de nombreux anatidés passent l'hiver sur le site comme le Cygne de Bewick*, le Cygne sauvage*, le Harle piette*, le Garrot à œil d'or et le Harle bièvre. Pour toutes ces espèces nordiques, il constitue un site majeur en France (dépassement du seuil d'importance nationale).

Vulnérabilité

Le site n'est pas considéré comme très vulnérable cependant il convient de veiller à l'évolution du paysage (homogénéisation, diminution des surfaces en herbe), à la fréquentation humaine accrue, aux dérangements (tirs et effarouchement du Grand Cormoran), au défaut d'entretien de certains milieux (comme les roselières) qui peut être la cause du déclin de certaines espèces d'oiseaux et à l'utilisation toujours plus importante de biocides.