Logos SINP

FR5300020 - Cap Sizun

Site de la directive "Habitats, faune, flore"

Base de référence : octobre 2018.

Mise à jour annuelle de la liste SIC - publication au JO UE : 12/12/17 (à partir de la base : septembre 2016)

Identification du site

Type : B (pSIC/SIC/ZSC)

Code du site : FR5300020

Compilation : 30/11/1995

Mise à jour : 20/09/2017

Appelation du site : Cap Sizun

Dates de désignation / classement :

  • pSIC : première proposition : 30/04/2002
  • pSIC : dernière évolution : 30/04/2002
  • SIC : Première publication au JO UE : 07/12/2004
  • SIC : Dernière publication au JO UE : 07/12/2004
  • ZSC : premier arrêté : 06/05/2014
  • ZSC : Dernier arrêté : 06/05/2014
Texte de référence
Arrêté de création du 06 mai 2014 portant décision du site Natura 2000 Cap Sizun (zone spéciale de conservation)

Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : -4,70139 (W 4°42'05'')
  • Latitude : 48,04639 (N 48°02'47'')
Superficie : 2 836,99 ha.
Pourcentage de superficie marine : 22 %
Altitude :
  • Min : -5 m.
  • Max : 81 m.
  • Moyenne : 0 m.
Régions biogéographiques :
Atlantique : 100%

REGION : BRETAGNE
DEPARTEMENT : Finistère (78%)
COMMUNES : Audierne, Beuzec-Cap-Sizun, Cléden-Cap-Sizun, Douarnenez, Goulien, Plogoff, Poullan-sur-Mer, Primelin.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 38%
Mer, Bras de Mer 16%
Galets, Falaises maritimes, Ilots 13%
Rivières et Estuaires soumis à la marée, Vasières et bancs de sable, Lagunes (incluant les bassins de production de sel) 10%
Autres terres arables 9%
Pelouses sèches, Steppes 3%
Prairies ameliorées 3%
Dunes, Plages de sables, Machair 2%
Forêts de résineux 1%
Forêts caducifoliées 1%
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 1%
Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 1%
Rochers intérieurs, Eboulis rocheux, Dunes intérieures, Neige ou glace permanente 1%
Marais salants, Prés salés, Steppes salées 1%

Autres caractéristiques du site

Ensemble exceptionnel de hautes falaises (30 à 70 m) maritimes cristallines, pelouses aérohalines et pelouses sèches sommitales, landes, fourrés littoraux (prunelliers, ptéridaies), estrans rocheux battus et îlots. Récifs infra-littoraux en conditions hydrodynamiques très sévères.

Qualité et importance

Ensemble exceptionnel de hautes falaises (30 à 70 m) maritimes cristallines, pelouses aérohalines et pelouses sèches sommitales, landes, fourrés littoraux (prunelliers, ptéridaies), estrans rocheux battus. Récifs infra-littoraux en conditions hydrodynamiques très sévères
Les groupements de fissures, les pelouses aérohalines et les landes atlantiques littorales des falaises, constituent des habitats d'intérêt communautaire (falaises maritimes atlantiques) d'une grande richesse floristique et confèrent au site un intérêt phytocénotique et paysager exceptionnel.
Le milieu marin se distingue par la richesse et l'originalité du benthos avec des végétaux caractéristiques des milieux fortement battus (ex : Alaria esculenta, en limite sud de répartition). A noter également des "prairies" à rhodophycées et phéophycées tout à fait remarquables (port de Bestrée). Les côtes rocheuses sont localement percées de grottes marines ou submersibles d'un grand intérêt biologique (ex : Tal Ifern).
Rumex rupestris, Trichomanes speciosum (espèces végétales d'intérêt communautaire) et Asplenium obovatum (unique station connue en Bretagne) sont toutes trois liées aux falaises rocheuses.

Vulnérabilité

La vulnérabilité de certains des habitats d'intérêt communautaire du site relève à la fois de facteurs anthropiques et de processus naturels. La fermeture du milieu (landes sèches rases et pelouses sommitales) résulte d'une dynamique naturelle, par la progression des fourrés à prunelliers ou des ptéridaies, notamment au contact des terres agricoles. A l'inverse, la surfréquentation touristique, lorsque les cheminements à travers la lande et sur les pelouses se multiplient de façon anarchique, induit une dégradation des groupements d'intérêt communautaire, voire une destruction du tapis végétal suivie d'une érosion du substrat.