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FR5400433 - Dunes et forêts littorales de l'ile d'Oléron

Site de la directive "Habitats, faune, flore"

Base de référence : septembre 2017.

Mise à jour annuelle de la liste SIC - publication au JO UE : 09/12/16 (à partir de la base : septembre 2015)

Identification du site

Type : B (pSIC/SIC/ZSC)

Code du site : FR5400433

Compilation : 30/11/1995

Mise à jour : 30/03/2017

Appelation du site : Dunes et forêts littorales de l'ile d'Oléron

Dates de désignation / classement :

  • pSIC : première proposition : 30/04/2002
  • pSIC : dernière évolution : 30/03/2003
  • SIC : Première publication au JO UE : 07/12/2004
  • SIC : Dernière publication au JO UE : 07/12/2004
  • ZSC : premier arrêté : 10/11/2006
  • ZSC : Dernier arrêté : 10/11/2006
Texte de référence
Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : -1,24361 (W 1°14'36'')
  • Latitude : 45,84861 (N 45°50'54'')
Superficie : 2 904 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 0 m.
  • Max : 34 m.
  • Moyenne : 0 m.
Régions biogéographiques :
Atlantique : 100%

REGION : POITOU-CHARENTES
DEPARTEMENT : Charente-Maritime (100%)
COMMUNES : Dolus-d'Oléron, Grand-Village-Plage, Saint-Denis-d'Oléron, Saint-Georges-d'Oléron, Saint-Trojan-les-Bains.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Dunes, Plages de sables, Machair 81%
Rivières et Estuaires soumis à la marée, Vasières et bancs de sable, Lagunes (incluant les bassins de production de sel) 6%
Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) 5%
Forêts caducifoliées 4%
Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 1%
Marais salants, Prés salés, Steppes salées 0%
Pelouses sèches, Steppes 0%
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 0%
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 0%
Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 0%

Autres caractéristiques du site

Ensemble disjoint de 4 complexes de dunes vives et forêts dunaires sur dunes calcarifères fossiles. Localement (bloc de St Trojan), présence d'importantes dépressions arrière-dunaires avec nappe phréatique douce affleurante permettant le développement d'habitats à hydromorphie temporaire ou permanente particulièrement diversifiés (les pelouses calcicoles des falaises de la Vitrerie - pointe de Chassiron - ainsi que les marais saumâtres des Bris constituent 2 petits satellites de ces noyaux principaux).

Qualité et importance

Un des sites régionaux (et nationaux) les plus riches et les plus représentatifs de la forêt littorale arrière-dunaire à Pin maritime et Chêne vert (PINO PINASTRI-QUERCETUM ILICIS), phytocénose endémique des grands complexes de dunes calcarifères en contexte thermo-atlantique (de l'estuaire de la Gironde au sud au littoral vendéen vers le nord).
Remarquables séquences dunaires complètes depuis le haut de plage jusqu'à la forêt, atteignant en forêt de St Trojan plus de 500 mètres de développement, avec d'importantes populations de la phanérogame endémique Omphalodes littoralis.
La présence de nombreuses dépressions arrière-dunaires ("lèdes") en forêt de St Trojan avec des bas-marais alcalins bien conservés (stations de Liparis loeselii et Spiranthes aestivalis) ajoute à l'orginalité de l'ensemble.

Vulnérabilité

Le site est situé au coeur d'un des pôles touristiques du littoral centre-atlantique et la surfréquentation qui en résulte, en période estivale notamment, génére localement les nuisances et dégradations liées à une pression anthropique excessive : infrastructures diverses (voies d'accès, parkings), piétinement des dunes, rudéralisation des lisières, etc.
La presque totalité du site bénéficie par ailleurs de la gestion de l'ONF : le remplacement des aulnaies arrière-dunaires par des plantations de peupliers, le boisement trop "avancé" de certaines arrière-dunes au détriment des pelouses, le privilége accordé au Pin maritime (essence à croisance rapide) plutôt qu'au Chêne vert, l'introduction d'essences "exotiques" n'appartenant pas au fonds dendrologique local, ont constitué, dans un esprit de boisement volontariste désormais obsolète, autant de pratiques contraires au maintien de certains habitats dans un état de conservation optimal.