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FR5412013 - Plaine de Niort Nord-Ouest

Site de la directive "Oiseaux"

Base de référence : mai 2019.

Identification du site

Type : A (ZPS)

Code du site : FR5412013

Compilation : 30/09/2000

Mise à jour : 31/08/2017

Appelation du site : Plaine de Niort Nord-Ouest

Dates de désignation / classement :

  • ZPS : Premier arrêté : 26/08/2003
  • ZPS : Dernier arrêté : 08/01/2019
Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : -0,55722 (W 0°33'25'')
  • Latitude : 46,40750 (N 46°24'26'')
Superficie : 17 040 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 0 m.
  • Max : 0 m.
  • Moyenne : 0 m.
Régions biogéographiques :
Atlantique : 100%

REGION : PAYS-DE-LA-LOIRE
DEPARTEMENT : Vendée (28%)
COMMUNES : Benet, Nieul-sur-l'Autise, Saint-Hilaire-des-Loges.

REGION : POITOU-CHARENTES
DEPARTEMENT : Deux-Sèvres (72%)
COMMUNES : Ardin, Béceleuf, Coulon, Faye-sur-Ardin, Sainte-Ouenne, Saint-Maxire, Saint-Pompain, Saint-Rémy, Surin, Villiers-en-Plaine.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Autres terres arables 88%
Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) 7%
Zones de plantations d'arbres (incluant les Vergers, Vignes, Dehesas) 3%
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 2%

Autres caractéristiques du site

Le paysage est ouvert et légèrement vallonné (vallées sèches).
La partie centrale est constituée d'un plateau calcaire de faible altitude principalement exploité pour la culture de céréales et d'oléoprotéagineux.
En périphérie les pratiques sont plus diversifiées. Au nord nord-est, la plaine est plus vallonnée et forme une enclave dans une zone bocagère où persistent des haies basses, quelques prairies pâturées ainsi que des murets calcaires. Au sud, les paysages sont aussi plus diversifiés grâce au maintien du système polyculture élevage. Ca et là subsistent quelques coteaux calcaires et quelques vignes.
Durant les 20 dernières années, les pratiques agricoles se sont nettement transformées. Cependant, jusqu'aux années 2000, le maintien d'une mosaïque de cultures diversifiées et de parcelles relativement petites rendait cette plaine particulièrement attrayante pour l'avifaune. 
Mais la population agricole ne représente plus en 2010 que quelques pourcents de la population locale. En effet, la décroissance du nombre d’exploitations a été très marquée, engendrant proportionnellement un agrandissement de la taille des exploitations atteignant régulièrement une centaine d'ha.
La croissance spectaculaire des cultures céréalières et protéagineuses fait qu’aujourd’hui ces dernières représentent plus de 85% de la SAU de la ZPS. Ce phénomène traduit le déclin de l’élevage, en particulier bovin, qui entraîne du même coup la diminution des surfaces enherbées, même si celles-ci représentent encore un taux de 12,5% (dans la moyenne des ZPS du département). 

Qualité et importance

Le site est une des huit zones de plaines à Outarde canepetière désignées en ZPS en région Poitou-Charentes. Il s'agissait d'une des quatre principales zones de survivance de cette espèce dans le département des Deux-Sèvres. Malgré son absence en reproduction depuis 2008, cette ZPS reste majeure pour la population de Busards cendrés, d'Oedicnèmes criards de Gorgebleue à miroir. Elle abrite 24 espèces de l'annexe 1 pour tout ou partie de leur cycle biologique, dont 9 en reproduction.

Vulnérabilité

se situe dans l’aire péri-urbaine nord-ouest de Niort. Le site est représentatif d’un paysage à caractère rural de plaines ouvertes avec des bourgs qui connaissent depuis les années 1970 une forte poussée démographique.
Avec la construction de l'A83 et les remembrements afférents, l'Outarde canepetière ne fréquente plus le site en reproduction depuis 2008. Quelques individus peuvent encore être présents ponctuellement.
La survie de l'Outarde canepetière et des autres espèces des plaines cultivées dépend également de la mise en oeuvre à grande échelle de mesures agro-environnementales suffisantes en qualité et en quantité.
Ces mesures visent à compenser la perte de diversité paysagère et par voie de conséquence des habitats et de l'alimentation (à base d'invertébrés), liée à l'intensification agricole (augmentation de l'homogénéité parcellaire, disparitions des surfaces "pérennes" : prairies, luzernes, jachères, haies, etc...). Ce sont les éléments-clés de la survie des espèces.
Le développement éolien et les projets d'infrastructures routières (échangeur, contournement) risquent d'aggraver encore l'état de conservation de certaines espèces.