FR5412022 - Plaine de La Mothe-Saint-Héray-Lezay

"Birds" directive site

Reference database: Décembre 2023

Site identification

Type : A (ZPS)

Site code : FR5412022

Compilation : 28/02/2001

Updated : 02/05/2017

Site name : Plaine de La Mothe-Saint-Héray-Lezay

Designation dates :

  • SPA : first order : 30/07/2004
  • SPA: last order : 29/03/2019
SAC legal document
Order of creation of 29 mars 2019 bearing the decision of the Natura 2000 site Plaine de La Mothe-Saint-Héray-Lezay (Special Protection Area)

Site location
Coordinates of the center (WGS 84) :
  • Longitude : 0.04083 (E 0º02'26'')
  • Latitude : 46.28833 (N 46º17'17'')
Surface area : 24,450 ha.
Percentage of marine surface area : 0 %
Altitude :
  • Min : 90 m.
  • Max : 150 m.
  • Average : 0 m.
Biogeographical regions :
Atlantique : 100%

REGION : NOUVELLE-AQUITAINE
DEPARTEMENT : Deux-Sèvres (95%)
COMMUNES : Avon, Bougon, Caunay, Chenay, Chey, Clussais-la-Pommeraie, Exoudun, Lezay, Mairé-Levescault, Messé, Pamproux, Pers, Pliboux, Rom, Sainte-Soline, Salles, Vanzay, Vançais.

DEPARTEMENT : Vienne (5%)
COMMUNES : Saint-Sauvant.

Location Map

Site description

General nature of the site

Habitat classes Cover
Autres terres arables 91%
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 4%
Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) 3%
Zones de plantations d'arbres (incluant les Vergers, Vignes, Dehesas) 1%
Forêts mixtes 1%

Other site's features

Diversité de milieux au sein de la mosaïque de cultures, persistance de prairies humides et de zones bocagères

Quality and importance

Le site est une des huit zones de plaines à Outarde canepetière retenues comme majeures pour une désignation en ZPS en ex région Poitou-Charentes. Il s'agit d'une des quatre principales zones de survivance de cette espèce dans le département des Deux-Sèvres. Elle concerne également pour partie la Vienne (2nd site de ce département). Celle-ci abrite ~ 10% des effectifs régionaux. 

Vulnerability

L’inventaire « Activités agricoles 1» a souligné une baisse très significative du nombre d’exploitants agricoles et donc d’exploitations dans les communes de la ZPS, et particulièrement d’exploitations en polyculture-élevage au cours des 40 dernières années.
Ce phénomène a entraîné « mécaniquement » une augmentation de la surface agricole utilisée des exploitations (en 1979, 32 ha en moyenne, 74 ha en 2000 soit multipliée par 2,3 en 20 ans). Dans la même période, les surfaces moyennes des exploitations supérieures à 50 ha ont progressé de 82%. 
La taille des parcelles s’est agrandie à l’instar des plaines céréalières intensives comme celle de Niort-Brioux, site d’étude du CNRS de Chizé (Thomas, 2005). Les conséquences directes sont un essor constant des cultures céréalières au dépend des cultures pérennes. 

« L’homogénéisation de l’assolement et la diminution rapide des surfaces enherbées entraîne une rétraction de l’habitat favorable préjudiciable à l’ensemble des espèces prioritaires : nidification, alimentation, repos » (Bretagnolle, 2009). 
La ZPS dispose encore d’un stock important de surfaces enherbées — 4350 ha en 2009, 21,2 % de la SAU (carte 14 de l’Atlas) — mais dont la nature, la gestion ou la localisation ne sont toutefois pas souvent spécifiquement adaptées aux besoins des espèces d’intérêt communautaire prioritaires.

C'est pourquoi la survie de l'Outarde canepetière et des autres espèces des plaines cultivées dépend du maintien à grande échelle des mesures agro-environnementales.
Ces mesures visent à compenser la diminution voire l'intensification des prairies, ainsi que la perte de diversité paysagère et par voie de conséquence des habitats et de l'alimentation (à base d'invertébrés), liée à l'intensification agricole (augmentation de l'homogénéité parcellaire, disparitions des surfaces "pérennes" : prairies, luzernes, jachères, haies, etc...). 

La construction en 2012 de la LGV SEA Tours-Bordeaux, les aménagements fonciers associés, la création de nombreux parcs éoliens en périphérie immédiate de la ZPS (ainsi que des projets à l'intérieur), les projets de plusieurs grandes retenues de substitutions, font partie des projets dont les effets cumulés sont probablement importants sans être pour autant quantifiables séparément et à court terme.