Logos SINP

FR7200750 - Montagnes de la Haute Soule

Site de la directive "Habitats, faune, flore"

Base de référence : octobre 2018.

Mise à jour annuelle de la liste SIC - publication au JO UE : 12/12/17 (à partir de la base : septembre 2016)

Identification du site

Type : B (pSIC/SIC/ZSC)

Code du site : FR7200750

Compilation : 30/11/1995

Mise à jour : 01/08/2017

Appelation du site : Montagnes de la Haute Soule

Dates de désignation / classement :

  • pSIC : première proposition : 30/04/2002
  • pSIC : dernière évolution : 30/04/2002
  • SIC : Première publication au JO UE : 22/12/2003
  • SIC : Dernière publication au JO UE : 22/12/2003
  • ZSC : premier arrêté : 22/07/2014
  • ZSC : Dernier arrêté : 22/07/2014
Texte de référence
Arrêté de création du 22 juillet 2014 portant décision du site Natura 2000 Montagnes de la Haute Soule (zone spéciale de conservation)

Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : -0,89819 (W 0°53'53'')
  • Latitude : 42,99755 (N 42°59'51'')
Superficie : 14 750 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 300 m.
  • Max : 2 017 m.
  • Moyenne : 1 309 m.
Régions biogéographiques :
Alpine : 97%

Atlantique : 3%

REGION : AQUITAINE
DEPARTEMENT : Pyrénées-Atlantiques (100%)
COMMUNES : Arette, Larrau, Licq-Athérey, Sainte-Engrâce.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Forêts caducifoliées 42%
Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 19%
Pelouses sèches, Steppes 15%
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 9%
Pelouses alpine et sub-alpine 8%
Rochers intérieurs, Eboulis rocheux, Dunes intérieures, Neige ou glace permanente 2%
Autres terres arables 0%
Forêt artificielle en monoculture (ex: Plantations de peupliers ou d'Arbres exotiques) 0%
Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 0%
Forêts de résineux 0%
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 0%

Autres caractéristiques du site

Les montagnes de la Haute Soule sont caractérisées par l’important réseau karstique qu’elles abritent mais aussi par d’imposants et profonds canyons et ravins orientés du Sud au Nord. La nature variée des substrats géologiques, à la fois calcaire (au sud-Ouest et à l’Est du massif) et schisteuse (large portion centrale du massif), ainsi que le gradient altitudinal important depuis le Nord du massif jusqu’à l’extrême Sud, permet l’expression de nombreuses communautés végétales acidiphiles à calcicoles et collinéennes à subalpines voire alpines (Pic Orhy). Les systèmes agropastoraux (pelouses, landes et prairies et pâtures) et les habitats forestiers se partagent à peu près à part égale le territoire. Ces deux grandes formations constituent donc les principaux éléments du paysage. On observe une grande variété d’habitats, notamment d’habitats d’intérêt communautaire formant souvent des mosaïques complexes. Plusieurs habitats rares sur le massif méritent une attention particulière : les pavements calcaires, les prairies humides et bas-marais acidiphiles, les bas-marais neutro-alcalins, les sources carbonatées, les prairies de fauche …A l’étage montagnard les hêtraies calcicoles à acidiphiles dominent le paysage alors que les pineraies de pins à crochets ponctuent l’étage subalpin, notamment sur des substrats calcaires.

Qualité et importance

La Haute Soule compte 65 habitats naturels d’intérêt communautaire regroupés en 28 habitats génériques qui recouvrent 11586 ha soit 78,8 % du territoire. 13 des habitats élémentaires sont prioritaires : les pelouses acidiphiles (3), les forêts de ravins (4), les sources et suintements carbonatés (1), les tourbières hautes actives (1), les pavements calcaires (1), les pineraies calcicoles (1) et les forêts alluviales (2). Les montagnes de Haute Soule présentent une flore très diversifiée marquée par une nette influence atlantique et se démarquent des autres massifs de la Haute Soule et du Barétous par la présence de l’étage subalpin et d’une influence montagnarde par conséquent plus tranchée. Ainsi, l’étage subalpin abrite une flore remarquable, en particulier de nombreuses espèces d’éboulis et de fissures de falaises calcaires mais aussi des plantes de pelouses et landes subalpines. On retrouve également les espèces de pelouses et landes montagnardes observées sur les autres massifs voisins ainsi que bon nombre d’espèces de zones humides.Le site compte au moins 62 espèces végétales patrimoniales dont le Dicrâne vert. 42 sont protégées au niveau régional, national et européen. 18 espèces sont inscrites sur les listes rouges et 12 sur les livres rouges d’espèces menacées en France. Parmi les espèces patrimoniales, 27 ont un statut d’endémiques.
Les montagnes de la Haute Soule abritent au moins 33 espèces animales patrimoniales dont 19 d’intérêt communautaire (annexes II, IV et V de la directive « habitats ») et compte 21 espèces de chiroptères. 8 espèces patrimoniales sont inscrites en annexe II de la directive « habitats » dont 6 espèces de chauves souris, un odonate : l’Agrion de Mercure et un insecte saproxylique considéré comme prioritaire : la Rosalie des Alpes. Les montagnes de la Haute Soule jouent un rôle majeur pour la reproduction et la conservation des populations des chauves-souris au regard de l’importante disponibilité en gîtes : cavités naturelles, granges et autres lieux de reproduction.

Vulnérabilité

Le degré de conservation des habitats d’intérêt communautaire est globalement moyen. Cependant, plusieurs habitats restent dans un bon état de conservation voire un état de conservation optimal (éboulis, pinèdes, milieux souterrains). Les altérations peuvent être liées à une gestion passée comme la sylviculture intensive telle qu’elle fut pratiquée dans la première moitié du 20ème siècle. Cela peut également être le résultat d’une gestion et d’une évolution plus contemporaines des pratiques et des activités agropastorales : une augmentation des pressions de pâturage sur certains secteurs, généralement les plus accessibles et les plus productifs, et à l’inverse une déprise sur d’autres plus difficiles d’accès et souvent déjà en cours d’embroussaillement. Dans le premier cas, on assiste à une évolution régressive des habitats comme par exemple l’appauvrissement en espèces caractéristiques des communautés végétales de pelouses ou de prairies. Dans le second on observe une évolution progressive qui conduit au boisement naturel des surfaces agropastorales (pelouses et landes).
L’écobuage est encore régulièrement pratiqué sur les montagnes de la Haute Soule dans le but d’entretenir les systèmes agropastoraux en déprise. Cette activité traditionnelle peut néanmoins altérer des habitats d’intérêt communautaire (pelouse calcicole par exemple) si elle est pratiquée trop régulièrement, de façon intensive et non contrôlée.