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FR7200752 - Massif des Arbailles

Site de la directive "Habitats, faune, flore"

Base de référence : septembre 2017.

Mise à jour annuelle de la liste SIC - publication au JO UE : 09/12/16 (à partir de la base : septembre 2015)

Identification du site

Type : B (pSIC/SIC/ZSC)

Code du site : FR7200752

Compilation : 30/11/1995

Mise à jour : 01/08/2017

Appelation du site : Massif des Arbailles

Dates de désignation / classement :

  • pSIC : première proposition : 30/09/2002
  • pSIC : dernière évolution : 30/09/2002
  • SIC : Première publication au JO UE : 22/12/2003
  • SIC : Dernière publication au JO UE : 22/12/2003
  • ZSC : premier arrêté : 22/07/2014
  • ZSC : Dernier arrêté : 22/07/2014
Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : -1,01986 (W 1°01'11'')
  • Latitude : 43,12431 (N 43°07'27'')
Superficie : 13 000 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 250 m.
  • Max : 1 250 m.
  • Moyenne : 750 m.
Régions biogéographiques :
Alpine : 50%

Atlantique : 49%

REGION : AQUITAINE
DEPARTEMENT : Pyrénées-Atlantiques (100%)
COMMUNES : Alçay-Alçabéhéty-Sunharette, Aussurucq, Béhorléguy, Camou-Cihigue, Hosta, Lecumberry, Mendive, Musculdy, Ordiarp, Ossas-Suhare, Saint-Just-Ibarre.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Forêts caducifoliées 41%
Pelouses sèches, Steppes 29%
Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 15%
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 9%
Rochers intérieurs, Eboulis rocheux, Dunes intérieures, Neige ou glace permanente 2%
Forêt artificielle en monoculture (ex: Plantations de peupliers ou d'Arbres exotiques) 0%
Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) 0%
Agriculture (en général) 0%
Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 0%
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 0%

Autres caractéristiques du site

Le massif des Arbailles, établi sur un socle calcaire dur, constitue l’un des plus vastes massifs karstiques des Pyrénées françaises. Outre sa taille, la grande diversité des formations karstiques qu’on peut y observer en font également un des plus intéressants : dolines, lapiaz, gouffres, poljés, pertes, résurgences, rivières souterraines, reculée (sources de la Bidouze) … Il se présente comme une succession de crêtes rocheuses plus ou moins boisées et de vallées et vallons « secs » (sans cours d’eau apparents) souvent pâturés. Les habitats forestiers et les systèmes agropastoraux (pelouses et landes) se partagent à peu près à part égale le territoire, occupant respectivement 48,4% et 45,2% des milieux cartographiés. Ces deux grandes formations constituent donc les principaux éléments du paysage. Au sein de ces dernières on observe une grande variété d’habitats, notamment d’habitats d’intérêt communautaire formant souvent des mosaïques complexes. Plusieurs habitats rares sur le massif méritent une attention particulière : les prairies humides et bas-marais acidiphiles, les landes humides, les sources carbonatées, les mares de dolines abritant bon nombre d’amphibiens, les prairies de fauche…

Qualité et importance

Les surfaces cartographiées sur le massif des Arbailles représentent 13593 ha et comptent 80 habitats
naturels élémentaires. Parmi ces derniers, 34 habitats naturels d’intérêt communautaire regroupés en 18 habitats génériques recouvrent 7593,9 ha soit 55,9 % du territoire cartographié. 7 des habitats élémentaires sont prioritaires : les pelouses acidiphiles thermo-atlantiques (3), les forêts de ravins (3), les communautés de sources carbonatées (1) et les landes humides (1). Le massif des Arbailles présente une flore très diversifiée marquée par une nette influence atlantique et montagnarde. Cependant les versants exposés au Sud Sud-Est et Est abritent une flore thermophile remarquable. Les falaises calcaires du pic de Behorleguy rassemblent plusieurs espèces patrimoniales et originales pour les massifs de Haute Soule et du Barétous : la Campanule à belles fleurs, l’Aspérule capillaire, la Laîche à bec court … Le Trichomanès remarquable est la seule espèce en annexe II et IV de la directive « habitats » pouvant être considérée comme présente sur le site bien que la station connue soit située dans le lit mineur de la Bidouze et donc sur un autre site « natura 2000 ». L’espèce serait à rechercher activement sous toutes ses formes (sporophyte : forme feuillée et gamétophyte : prothalle) dans les gorges de la Bidouze en remontant jusqu’aux sources. Le site compte au moins 13 espèces végétales patrimoniales dont le Trichomanès remarquable. 9 sont protégées au niveau régional, national et européen. 6 espèces sont inscrites sur les listes ou le livre rouges d’espèces menacées en France. Le massif des Arbailles abrite au moins 35 espèces animales d’intérêt communautaire (annexes II, IV et V de la directive « habitats », dont 13 sont inscrites en annexe II de la directive « habitats ». Parmi ces dernières une espèce est considérée comme prioritaire : la Rosalie des Alpes. Le site compte également 6 espèces de chauves-souris en annexe II et IV de la directive « habitats ». Le massif des Arbailles joue un rôle majeur pour la reproduction et la conservation des populations de ces espèces au regard de l’importante disponibilité en gîtes : cavités naturelles, granges et autres lieux de reproduction. L’Azuré du serpolet et l’Azuré des mouillères sont deux papillons protégés et menacés qu’il convient de prendre en compte dans la gestion de leurs habitats.

Vulnérabilité

Le degré de conservation des habitats d’intérêt communautaire est globalement moyen. Cependant, plusieurs habitats restent dans un bon état de conservation voire un état de conservation optimal (habitats rocheux, sources carbonatées, landes humides, forêts de ravins, milieux souterrains). Les altérations peuvent être liées à une gestion passée comme la sylviculture intensive telle qu’elle fut pratiquée dans la première moitié du 20ème siècle. Cela peut également être le résultat d’une gestion et d’une évolution plus contemporaines des pratiques et des activités agropastorales : une augmentation des pressions de pâturage sur certains secteurs, généralement les plus accessibles et les plus productifs, et à l’inverse une déprise sur d’autres plus difficiles d’accès et souvent déjà en cours d’embroussaillement. Dans le premier cas, on assiste à une évolution régressive des habitats comme par exemple l’appauvrissement en espèces caractéristiques des communautés végétales de pelouses ou de prairies. Dans le second on observe une évolution progressive qui conduit au boisement naturel des surfaces agropastorales (pelouses et landes).
L’écobuage est encore régulièrement pratiqué sur le massif des Arbailles dans le but d’entretenir les systèmes agropastoraux en déprise. Cette activité traditionnelle peut néanmoins altérer des habitats d’intérêt communautaire (pelouse calcicole par exemple) si elle est pratiquée trop régulièrement, de façon intensive et non contrôlée.