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FR8201676 - Sables du Tricastin

Site de la directive "Habitats, faune, flore"

Base de référence : juin 2018.

Mise à jour annuelle de la liste SIC - publication au JO UE : 12/12/17 (à partir de la base : septembre 2016)

Identification du site

Type : B (pSIC/SIC/ZSC)

Code du site : FR8201676

Compilation : 31/12/1995

Mise à jour : 30/07/2015

Appelation du site : Sables du Tricastin

Dates de désignation / classement :

  • pSIC : première proposition : 30/04/2002
  • pSIC : dernière évolution : 30/04/2002
  • SIC : Première publication au JO UE : 19/07/2006
  • SIC : Dernière publication au JO UE : 19/07/2006
  • ZSC : premier arrêté : 14/09/2015
  • ZSC : Dernier arrêté : 14/09/2015
Texte de référence
Arrêté de création du 14 septembre 2015 portant décision du site Natura 2000 Sables du Tricastin (zone spéciale de conservation)

Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : 4,82973 (E 4°49'47'')
  • Latitude : 44,43440 (N 44°26'03'')
Superficie : 1 225 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 74 m.
  • Max : 282 m.
  • Moyenne : 169 m.
Régions biogéographiques :
Méditerranéenne : 100%

REGION : RHÔNE-ALPES
DEPARTEMENT : Drôme (100%)
COMMUNES : Baume-de-Transit, Réauville, Saint-Restitut, Suze-la-Rousse, Valaurie.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Agriculture (en général) 32%
Forêts de résineux 21%
Forêts caducifoliées 20%
Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) 8%
Forêts sempervirentes non résineuses 7%
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 5%
Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 3%
Forêt artificielle en monoculture (ex: Plantations de peupliers ou d'Arbres exotiques) 1%
Autres terres arables 1%
Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 1%
Pelouses sèches, Steppes 1%

Autres caractéristiques du site

Le site se trouve au sein de la région naturelle du Tricastin, vaste bassin sédimentaire tertiaire à l’est du sillon rhodanien à la hauteur de Valréas. Le secteur nord, sur les communes de Valaurie et de Réauville, correspond à une zone de transition entre les coteaux du Tricastin et la plaine alluviale de la Berre. Le secteur sud est une zone vallonnée située entre les plaines alluviales du Lez et du Lauzon.  
Le paysage local est constitué de petites collines boisées au relief peu accentué et de faible altitude : 261 m pour le point culminant au lieu-dit « Plan Long ». Le Tricastin est un district naturel largement modelé par les activités agricoles (vignes, primeurs) qui se sont développées sur d'anciennes zones humides ayant été drainées. Les formes arrondies du relief sont dues à la présence de roches tendres comme la molasse gréseuse, mais aussi de zones sableuses.
On retrouve sur le site les formations suivantes :
- sables glauconieux et marneux de l’Albien (Ravin des temples, le Serre Rouge) ;
- sables jaunes du Coniacien (Etang Saint-Louis et ses flancs) ;
- marnes oligocènes du Stampien (colline de Plan Long) ;
- molasses gréseuses calcaréo-marneuses burdigaliennes (petit bassin proche de Réauville : la Glacière, la Grenoble) et de Grignan (grande partie du secteur sud du site).

Le site apparaît particulièrement important pour la conservation des végétations de pelouses sableuses (sur molasse gréseuse et sables coniaciens exclusivement).
Le site apparaît particulièrement important pour la conservation des végétations de pelouses sableuses (sur molasse gréseuse et sables coniaciens exclusivement).

Qualité et importance

Le site « Sables du Tricastin » a été désigné pour la présence des habitats naturels singuliers des zones sableuses, l’originalité de la zone humide de l’Etang Saint-Louis et la présence d’importantes colonies de chauves-souris qui s’y alimentent et se reproduisent dans plusieurs gîtes.
Il comprend trois milieux principaux : les milieux sableux xérophiles qui accueillent une végétation méditerranéenne remarquable, les milieux humides tels que la zone humide de l’Etang Saint-Louis en cours d’atterrissement ou les prairies humides et enfin les milieux forestiers. Les forêts sont largement dominantes au sein du site, suivies par les milieux cultivés. Au nord, dominent les forêts de feuillus alors qu’au sud, ce sont les forêts de résineux qui sont les plus étendues. Les enjeux habitats se concentrent autour de Réauville (la Sablière, la Glacière et les vieux boisements de Chênes), le plan de la Gaffe, sur l’étang Saint-Louis, et les secteurs de prairies humides (Ravin du Temple, Serre Rouge, Plan Long). 

L’étang Saint-Louis est un site exceptionnel constituant l’un des rares étangs naturels de plaine qui préexistait avant l’arrivée de l’Homme sur ce territoire. Autre caractéristique importante de ce secteur, ce sont les pelouses xériques sur sables du Coniacien qui entourent l’étang et tapissent le fond au-delà de la couche de tourbe. Ces pelouses hébergent des espèces végétales parfois rarissimes au nord de la Méditerranée, telle que la Loeflingie d’Espagne (Loeflingia hispanica). Enfin, le site héberge vingt espèces patrimoniales de flore, dont 11 très rares concentrées principalement sur l’étang St-Louis, les zones de sable ou la mare de Réauville. Par ailleurs, les abords de cet étang abrite une population de Pélobate cultripède et la gestion menée sur cet étang par le CEN (Conservatoire des espaces naturels) Rhône-Alpes dans les années 90 avait permis la concentration de nombreuses espèces d’Odonates patrimoniales. 

Ce site est très important pour les chauves-souris en raison de la présence en son sein de trois gîtes de reproduction en bâti : une ferme du hameau de Saint-Torquat, le pont sur le Lez PC 115 et le tunnel de drainage du Château de La Borie. Un autre gîte important se trouve dans l’Abbaye d’Aiguebelle, située au nord du site, hors périmètre actuel. Parmi les 19 espèces de chiroptères  recensées, huit espèces d’intérêt communautaire fréquentent la zone d’étude (dont 6 en reproduction dans un gîte) : Minioptère de Shreibers, Grand Murin, Petit murin, Murin de Bechstein, Murin à oreilles échancrées, Grand rhinolophe, Petit rhinolophe, Barbastelle d’Europe. Certaines espèces présentent des effectifs d’importance régionale voire nationale. Le Minioptère de Schreibers se concentre de manière exceptionnelle dans le tunnel de la Borie (la plus importante colonie de France) avec des effectifs ayant atteint plus de 7 000 individus en 2012. Cette même colonie accueille environ un millier de Grands et Petits Murins.

Le Murin à oreilles échancrées est présent en effectif important dans l’Abbaye d’Aiguebelle et à Saint-Torquat (plus de 1500 individus). Les gîtes paraissent peu menacés. Ces espèces de chauves-souris sont toutes liées à la présence de boisements mâtures, de corridors de déplacement (haies, ripisylves) et à la mosaïque de milieux qui leur assurent alimentation et gîtes. Leur état de conservation est bon à satisfaisant pour le Murin de Beichstein, le Murin à oreilles échancrées, le Grand Rhinolophe et le Minioptère de Schreibers et inconnu pour les autres.

Le ruisseau de la Gaffe sur Réauville accueille une population d’Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale). 

Vulnérabilité

Vulnérabilité : 

Les zones humides de l’Etang Saint-Louis et de la mare de Réauville ont tendance à l'atterrissement.
La fermeture des milieux ouverts est une menace sur l’ensemble du site.
La mare de Réauville a été acquise par la commune. 
L’étang Saint-Louis et l’ancienne carrière adjacente sont en propriété privée.