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FR8202005 - Site à chiroptères des Monts du Matin

Site de la directive "Habitats, faune, flore"

Base de référence : octobre 2018.

Mise à jour annuelle de la liste SIC - publication au JO UE : 12/12/17 (à partir de la base : septembre 2016)

Identification du site

Type : B (pSIC/SIC/ZSC)

Code du site : FR8202005

Compilation : 31/01/2007

Mise à jour : 01/07/2017

Appelation du site : Site à chiroptères des Monts du Matin

Dates de désignation / classement :

  • pSIC : première proposition : 31/03/2007
  • pSIC : dernière évolution : 31/03/2007
  • SIC : Première publication au JO UE : 12/12/2008
  • SIC : Dernière publication au JO UE : 12/12/2008
  • ZSC : premier arrêté : 31/05/2010
  • ZSC : Dernier arrêté : 31/05/2010
Texte de référence
Arrêté de création du 31 mai 2010 portant décision du site Natura 2000 Site à chiroptères des Monts du Matin (zone spéciale de conservation)

Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : 4,26000 (E 4°15'35'')
  • Latitude : 45,87750 (N 45°52'38'')
Superficie : 315 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 378 m.
  • Max : 643 m.
  • Moyenne : 530 m.
Régions biogéographiques :
Continentale : 100%

REGION : RHÔNE-ALPES
DEPARTEMENT : Loire (100%)
COMMUNES : Néronde, Sainte-Colombe-sur-Gand, Saint-Just-la-Pendue, Viricelles.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Forêts mixtes 36%
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 30%
Autres terres arables 30%
Zones de plantations d'arbres (incluant les Vergers, Vignes, Dehesas) 3%
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 1%

Autres caractéristiques du site

Anciens tunnels ferroviaires désaffectés.

Qualité et importance

Le site, situé dans l'est du département de la Loire sur les monts du Lyonnais jusqu'au seuil de Neulise, est caractérisé par un relief collinaire, essentiellement occupé par un bocage mêlant prairies, cultures et haies avec des milieux boisés de feuillus et de résineux en altitude, milieux favorables aux chiroptères. 

Son intérêt réside dans la présence de trois tunnels ferroviaires désaffectés (Sainte-Colombe-sur-Gand, Néronde et Viricelles) qui constituent des lieux d'hivernage intéressants pour plusieurs espèces de chauves-souris, toutes protégées au niveau national et d'intérêt communautaire pour certaines.

Inscrits en ZNIEFF (zone naturelle d'intérêt faunistique et floristique) de type I, les tunnels de Ste-Colombe-sur-Gand et Viricelles accueillent notamment, selon les hivers, de grandes colonies de l'espèce Barbastelle (Barbastella barbastellus) et font partie des 5 sites connus à ce jour en France regroupant les effectifs les plus importants. 


Sur le secteur des tunnels de Sainte-Colombe-sur-Gand et de Néronde, les effectifs de Barbastelles constatés lors de comptage hivernaux récents allaient de 29 individus en 2004 à 329 individus en 2006. Alors que sur le secteur du tunnel de Viricelles, le minimum était de 63 individus en 2001 et le maximum de 485 individus en 2006, année qui semble assez exceptionnelle.

Lors des comptages réalisés à l'échelle de la région Rhône-Alpes au cours de l'hiver 2005-2006, les effectifs de Barbastelles présentes dans les tunnels de Sainte-Colombe-sur-Gand, de Néronde et de Viricelles représentaient plus de 86% des Barbastelles hivernantes recensées dans la région (habituellement, les deux tiers de la population hivernante de Rhône-Alpes). Ces gîtes sont reconnus de ce fait d'intérêt national pour cette espèce d'après l'inventaire des gîtes cavernicoles d'intérêt majeur pour les Chiroptères en région Rhône-Alpes (de novembre 2005).

D'autres espèces de chauves-souris ont été observées en hiver (dont le Grand Murin), mais en effectifs très faibles, de l'ordre de quelques individus.

Vulnérabilité

Principales menaces : 
- création d'ouvrages infranchissables, obstruction des cavités.
- diminution des ressources alimentaires (traitement phytosanitaires touchant les microlépidoptères, circulation routière).
- dérangement en période d'hivernage ou de reproduction (travaux, sur-fréquentation, promenade souterraine…).
- destruction des milieux naturels (arrachage des peuplements arborés linéaires, transformation des peuplements forestiers autochtones en monocultures intensives d'essences importées).
- développement des éclairages publics.
- destruction directe par tir, piégeage ou empoisonnement.