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FR8301040 - Cézallier

Site de la directive "Habitats, faune, flore"

Base de référence : juin 2018.

Mise à jour annuelle de la liste SIC - publication au JO UE : 12/12/17 (à partir de la base : septembre 2016)

Identification du site

Type : B (pSIC/SIC/ZSC)

Code du site : FR8301040

Compilation : 30/11/1995

Mise à jour : 30/07/2017

Appelation du site : Cézallier

Dates de désignation / classement :

  • pSIC : première proposition : 31/07/2003
  • pSIC : dernière évolution : 31/05/2012
  • SIC : Première publication au JO UE : 07/12/2004
  • SIC : Dernière publication au JO UE : 07/11/2013
  • ZSC : premier arrêté : 01/09/2015
  • ZSC : Dernier arrêté : 01/09/2015
Texte de référence
Arrêté de création du 01 septembre 2015 portant décision du site Natura 2000 Cézallier (zone spéciale de conservation)

Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : 2,89444 (E 2°53'39'')
  • Latitude : 45,42361 (N 45°25'24'')
Superficie : 2 170 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 1 000 m.
  • Max : 1 480 m.
  • Moyenne : 1 100 m.
Régions biogéographiques :
Continentale : 100%

REGION : AUVERGNE
DEPARTEMENT : Cantal (2%)
COMMUNES : Montgreleix.

DEPARTEMENT : Puy-de-Dôme (97%)
COMMUNES : Anzat-le-Luguet, Besse-et-Saint-Anastaise, Compains, Égliseneuve-d'Entraigues, Godivelle, Picherande, Saint-Alyre-ès-Montagne.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Prairies ameliorées 59%
Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 30%
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 6%
Forêts (en général) 4%
Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) 0%
Rochers intérieurs, Eboulis rocheux, Dunes intérieures, Neige ou glace permanente 0%

Autres caractéristiques du site

La désignation des sites Natura 2000 du Cézallier vise l’un des plus beaux réseaux de lacs et tourbières du Puy-de-Dôme, et sûrement de la région Auvergne ainsi que les prairies, pelouses et landes, majoritairement en estive. 

Pas moins de 17 habitats (milieux naturels) d’intérêt européen sont présents sur les sites couvrant 75% de sa surface : essentiellement de la végétation des tourbières et des zones humides dont certaines très rares, d’autres remarquables par leur étendue et/ou leur bon état écologique (tous les stades évolutifs d’une tourbière sont ainsi représentés), des hêtraies-sapinières et des mégaphorbiaies et majoritairement (53% des sites), des prairies, pelouses et landes montagnardes qui abritent des espèces diversifiées et en voie de raréfaction. 

Les enjeux pour maintenir ou améliorer l'état de conservation de ce réseau de complexes tourbeux et de lacs sont en très grande majorité liés aux activités agricoles et à la qualité et la quantité de l'eau qui les alimente.

Les mesures de gestion visent la réduction voire la suppression des fertilisants, en particulier minéraux et l'adaptation des périodes et pressions de pâturage et par des mesures de mises en défens temporaires ou permanents.

Quelques milieux forestiers d'intérêt communautaire ou des espèces d'intérêt inféodées aux arbres sont inclus dans les complexes tourbeux, l'objectif est de les maintenir en l'état sans intervention. 

En revanche, quelques plantations forestières sont susceptibles d'impacter ces zones humides lors de leur exploitation ou bien accueillent des espèces d'intérêt communautaire. Les mesures de gestion associées prévoient des solutions pour limiter l'impact tant sur les zones humides que sur les habitats d'espèces (systèmes de franchissement de cours d'eau, îlots de sénescence, etc.).

Des signes d'eutrophisation sont également observés banalisant la composition des milieux prairiaux encourageant des mesures visant à réduire voire supprimer les intrants et transformations de ces pâtures (majoritairement en estive) et à y adapter les  pressions et périodes de pâturage.

Pour les prairies de fauche, il s'agit d'encourager à maintenir une prairie riche en diversité de fleurs, garante de pratiques adaptées au bon état de conservation des milieux concernés. 

Ces pratiques agricoles favorables à la diversité écologiques des prairies (pâturées et fauchées) doivent faire l'objet d'une valorisation économique des produits qui en sont issus.

La problématique touristique est plus marquée autour des lacs (Pavin, Montcineyre et Bourdouze sont très fréquentés, Lacs d'en bas et d'en haut de la Godivelle, Plaine Jacquot, Bordes beaucoup moins).
L'enjeu y est double: organiser et aménager la fréquentation là où elle pose des problèmes ponctuels pour les habitats ou les espèces visés par Natura 2000 et favoriser une dynamique commune pour la valorisation pédagogique et touristique du réseau de tourbières (complémentarité des entités). 

Qualité et importance

La diversité des complexes tourbeux et humides (incluant les lacs) permet le développement des habitats et espèces d’intérêt communautaire ainsi que de nombreuses autres espèces patrimoniales (protégées et/ou en danger) pour lesquelles le Cézallier est un bastion des populations au niveau national voire international. Ces milieux sont assez peu exploités et donc relativement bien conservés.

C’est essentiellement l’activité agricole qui les impacte par une eutrophisation accélérée liée aux épandages, une pression de pâturage mal adaptée (période et quantité de bêtes) ou d’anciens drainages pour favoriser la fauche de l’herbe. 

L’autre grande spécificité de ce site Natura 2000 couvre 53% de sa superficie, il s’agit des prairies, pelouses et landes exceptionnelles au niveau européen puisque présentes uniquement dans le Massif central. 

Ces habitats sont prioritaires au niveau européen et sont globalement dans un bon état de conservation sur le Cézallier ; ce qui signifie que les activités agricoles pratiquées jusqu’à aujourd’hui ont permis l’existence, le maintien voire le développement de ces milieux.

Vulnérabilité

Les enjeux pour maintenir ou améliorer l’état de conservation de ce réseau de complexes tourbeux sont en très grande majorité liés aux activités agricoles et à la qualité et la quantité de l’eau qui les alimente.

Les mesures de gestion visent la réduction voire la suppression des fertilisants, en particulier minéraux et l’adaptation des périodes et pressions de pâturage et par des mesures de mises en défens temporaires ou permanentes. 

Quelques milieux forestiers d’intérêt communautaire ou des espèces d’intérêt inféodées aux arbres sont inclus dans les complexes tourbeux, l’objectif est de les maintenir en l’état sans intervention.

En revanche, quelques plantations forestières sont susceptibles d’impacter ces zones humides lors de leur exploitation ou bien accueillent des espèces d’intérêt communautaire. Les mesures de gestion associées prévoient des solutions pour limiter  l’impact tant sur les zones humides que sur les habitats d’espèces (systèmes de franchissement de cours d’eau, îlots de sénescence, etc.).

Des signes d’eutrophisation sont également observés banalisant la composition des milieux prairiaux encourageant des mesures visant à réduire voire supprimer les intrants et transformations des ces pâtures (majoritairement en estive) et à y adapter les pressions et périodes de pâturage.

Pour les prairies de fauche, il s’agit d’encourager à maintenir une prairie riche en diversité de fleurs, garante de pratiques adaptées au bon état de conservation des milieux concernés. 

Ces pratiques agricoles favorables à la diversité écologiques des prairies (pâturées et fauchées) doivent faire l’objet d’une valorisation économiques des produits qui en sont issus.

La problématique touristique est plus marquée autour des Lacs (Pavin, Montcineyre et Bourdouze sont très fréquentés, Lacs d’en bas et d’en haut de la Godivelle, Plaine Jacquot, Bordes beaucoup moins). 

L’enjeu y’est double :  organiser et aménager la fréquentation là où elle pose des problèmes ponctuels pour les habitats ou les espèces visés par Natura 2000 et favoriser une dynamique commune pour la valorisation pédagogique et touristique du réseau de tourbières (complémentarité des entités).