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FR8301088 - Haute vallée du Lignon

Site de la directive "Habitats, faune, flore"

Base de référence : septembre 2018.

Mise à jour annuelle de la liste SIC - publication au JO UE : 12/12/17 (à partir de la base : septembre 2016)

Identification du site

Type : B (pSIC/SIC/ZSC)

Code du site : FR8301088

Compilation : 30/11/1995

Mise à jour : 15/08/2012

Appelation du site : Haute vallée du Lignon

Dates de désignation / classement :

  • pSIC : première proposition : 31/03/1999
  • pSIC : dernière évolution : 30/09/2013
  • SIC : Première publication au JO UE : 07/12/2004
  • SIC : Dernière publication au JO UE : 03/12/2014
  • ZSC : premier arrêté : 30/06/2015
  • ZSC : Dernier arrêté : 30/06/2015
Texte de référence
Arrêté de création du 30 juin 2015 portant décision du site Natura 2000 Haute vallée du Lignon (zone spéciale de conservation)

Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : 4,31014 (E 4°18'36'')
  • Latitude : 45,02047 (N 45°01'13'')
Superficie : 810 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 820 m.
  • Max : 1 220 m.
  • Moyenne : 1 000 m.
Régions biogéographiques :
Continentale : 100%

REGION : AUVERGNE
DEPARTEMENT : Haute-Loire (96%)
COMMUNES : Chambon-sur-Lignon, Chaudeyrolles, Chenereilles, Fay-sur-Lignon, Mazet-Saint-Voy, Saint-Front, Tence, Vastres.

REGION : RHÔNE-ALPES
DEPARTEMENT : Ardèche (3%)
COMMUNES : Mars.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Prairies et broussailles (en général) 51%
Forêts (en général) 21%
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 11%
Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 7%
Autres terres arables 3%
Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) 2%
Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 0%
Agriculture (en général) 0%
Rochers intérieurs, Eboulis rocheux, Dunes intérieures, Neige ou glace permanente 0%

Autres caractéristiques du site

Surface non cartographiée 3.134 %: différence lors de la désignation du périmètre entre les parcelles riveraines retenues et la zone d'étude des habitats.

Le site Natura 2000 « Haute Vallée du Lignon » s'étend sur un linéaire de 43 kilomètres, sur l'axe du Lignon en amont de la retenue de Lavalette, jusqu'à la limite du site Natura 2000 du Mézenc. Il couvre une surface de 808,891 hectares qui englobent les parcelles riveraines de part et d'autre de la rivière, sur une bande passante de 35m à une centaine de mètres. Il s'étend sur deux départements (Haute-Loire et Ardèche) et deux régions administratives (Auvergne et Rhônes-Alpes). Les neuf communes concernées sont : Chaudeyrolles, Saint Front, Fay-sur-Lignon, les Vastres, le Mazet-Saint-Voy, Mars (07), le Chambon-sur-Lignon, Tence et Chenereilles.

Ce site a connu (au cours de l'élaboration du DOCOB) une fusion avec le site linéaire P « Rivière à Moule perlière » (FR 8301094, piloté par la DREAL Auvergne) dans la continuité amont du site initial. 
Afin de lui donner une plus grande cohérence écologique, administrative et territoriale, le périmètre a été étendu au delà, jusqu'à la limite du site Natura 2000 du Mézenc.
Sur le site du Haut-Lignon, la rivière coule sur différents socles géologiques et une topographie contrastée entre 1220m et 820m d’altitude. Sur la partie amont, le Lignon évolue majoritairement au milieu des prairies du plateau basaltique du Mézenc, tandis que la moité aval se présente plus comme une vallée granitique relativement encaissée et boisée. Cet ensemble comprend 13 habitats naturels remarquables relevant de la typologie Natura 2000, dont deux prioritaires (91E0 et 6230).

Les objectifs principaux de ce site reposent plus sur les thématiques « espèces » et « qualité de l'eau » en favorisant une gestion cohérente et concertée à la parcelle riveraine :
conserver les espèces et habitats présent,
assurer la continuité écologique de la rivière et la restauration de la ripisylve
améliorer la qualité de l'eau du Lignon.

En terme d'habitat d'espèces, les efforts sont essentiellement à concentrer en faveur des «Forêts alluviales» (91EO), seul habitat en état de conservation défavorable avec certains secteurs de prairies surpâturés.
En ce qui concerne la qualité de l'eau, les améliorations sont à consentir sur les parcelles riveraines, en maintenant une pression adéquate sur les milieux, tout en évitant les apports d'intrants, les retournement et le surpâturage. 
- Forêts alluviales (habitat prioritaire 91E0) : les principales menaces qui pèsent sur ces forêts alluviales sont l'amincissement, la coupe à blanc de ces boisements naturels et/ou leur substitution par des plantations de résineux. Cela en fait un habitat extrêmement dégradé et morcelé. Cet habitat joue des rôles écologiques très importants pour la faune (corridor), la morphologie de la rivière (maintien des berges) et la qualité de l'eau (phytoépuration). Il est également "l'habitat espèce" du Castor d'Europe et de la Loutre d'Europe. Sa présence est donc vitale pour ces espèces d'intérêt communautaire. La conservation et la restauration de la ripisylve représentent des enjeux très importants à prendre en compte dans le programme d'actions.

- Castor d'Europe: "dépendance du Castor vis à vis de l'importance et de la qualité de la végétation riveraine. Bien que l'espèce possède un fort pouvoir d'adaptation, elle reste néanmoins vulnérable à toute modification profonde de son milieu".

- Moule perlière : l'espèce a subit de fortes réductions d'effectifs avec notamment un pavage connu sur le Lignon qui est passé de trois cent individus à une trentaire aujourd'hui (COCHET, 1997/2010). Les observations faites syr le site P "Rivières à Moules perlières mentionnent que "les individus trouvés sont souvent plus âgés  et que les jeunes sont absents, ce qui démontre que le taux de reproduction est très faible". Les données récentes du SICALA de Haute-Loire (DARNE & CAPRIO, 2014) indiquent que le pavage connu est toujours en place avec une population recensée de 2000 individus vivants, avec cependant une forte mortalité localement puisque beaucoup de coquilles vides ont été trouvées. Une coquille vide de 3 cm avait été trouvée en 2013 en aval de ce pavage. Des individus vivants sont encore contractés sur le reste du linéaire du Lignon, une cinquantaine en l'état actuel des prospections entreprises par le SICALA.

La survie des moules perlières dépend de la qualité de l'eau, de la qualité du substrats et de la stabilité des berges, enjeux importants sur le territoire. Trois menaces pèsent sur l'espèce, à savoir :
- les apports exogènes de fines, nitrates, phosphates et autres polluants...;
- l'ensablement du lit du cours d'eau et le colmatage du substrat (liés au maintien des berges et à l'eutrophisation);
- les ouvrages hydrauliques faisant obstacle à la continuité du cours d'eau et à la circulation piscicole au détriment de l'habitat de l'espèce, de la qualité de l'eau et d'une population dense de poissons hôtes (+ de 3 000 Truites fario à l'hectare).

Rappelons que, d'après la littérature sur les exigences écologiques de la Moule perlière, les concentrations en nitrate dans l'eau permettant la reproduction de l'espèce ne doivent pas être supérieure à 1.7 mg, voire 1 mgpar litre selon les sources, et ne doivent pas dépasser 0.03 mg par litre pour le phosphate.

- L'Ecrevisse à pattes blanches : elle subie la concurrence de l'écrevisse signal (Pacifastacus leniusculus; DANA, 1852) plus prolifique et plus résistante à la dégradation de l'habitat (réchauffement des eaux, pollution, ...).

- La loutre d'Europe semble bien installée sur le linéaire du Haut-Lignon.

Qualité et importance

- Castor d'Europe : « un des rares cours d'eau colonisé par le Castor en Auvergne. Seule population notable de Haute-Loire ».

- Moule perlière (espèce clé) : le Lignon du Velay est la seule la rivière d'Europe à accueillir la Moule perlière sur parcours basaltique. Le substrat basaltique explique la très forte taille des individus, liée à la plus grande richesse en calcium de cette roche (COCHET, 2012).

- L’Écrevisse à pattes blanches : la présence de l’Écrevisse à pattes blanche est signalée en amont de Fay-sur-Lignon (ONEMA et AAPPMA du Chambon, 2008/2009) ; ce qui a légitimé en partie le projet d'extension du site Natura 2000 sur l'amont.

- La Loutre d'Europe : sa présence est signalée sur le site initial (BOUCHARDY & BOULADE, 1996/1997). L'inventaire effectué par le SICALA (CURNY & LOUCHE, 2011) a permis de vérifier la présence actuelle de l'espèce sur l’extension amont du site Natura 2000 Haute Vallée du Lignon.

Vulnérabilité

- Forêts alluviales (habitat prioritaire 91E0) : les principales menaces qui pèsent sur ces forêts alluviales sont l'amincissement, la coupe à blanc de ces boisements naturels et/ou leur substitution par des plantations de résineux. Cela en fait un habitat extrêmement dégradé et morcelé. Cet habitat joue des rôles écologiques très importants pour la faune (corridor), la morphologie de la rivière (maintien des berges) et la qualité de l'eau (phytoépuration). Il est également «l'habitat espèce » du Castor d'Europe et de la Loutre d'Europe. Sa présence est donc vitale pour ces espèces d'intérêt communautaire. La conservation et la restauration de la ripisylve représentent des enjeux très importants à prendre en compte dans le programme d'actions.

- Castor d'Europe : « dépendance du Castor vis à vis de l'importance et de la qualité de la végétation riveraine. Bien que l'espèce possède un fort pouvoir d'adaptation elle reste néanmoins vulnérable à tout modification profonde de son milieu ».

- Moule perlière  :l'espèce a subit de fortes réductions d'effectifs avec notamment un pavage connu sur le Lignon qui est passé de trois cents individus à une trentaine aujourd'hui (COCHET, 1997/2010). Les observations faites sur le site P « Rivières à Moules perlières », mentionnent que « les individus trouvés sont souvent âgés et que les jeunes sont absents, ce qui démontre que le taux de reproduction est très faible ». Cependant le faible nombre de coquilles vides trouvé plaide pour une baisse de la mortalité et des individus vivants sont encore contactés. De plus des données récentes de l'APPMA du Chambon-sur-Lignon (2011) signalent la présence d'un pavage de plus de trois cent moules avec observation d'un jeune individu, preuve de reproduction récente. Les effectifs connus sur le Lignon sont d'environ quatre cents individus avec une estimation de la population à un millier de moules (communication de G. COCHET, 2011).

La survie des moules perlières dépend de la qualité de l'eau, de la qualité du substrat et de la stabilité des berges, enjeux importants sur le territoire. Trois menaces pèsent sur l'espèce, à savoir : 
- les apports exogènes de fines, nitrates, phosphates et autres polluants... ;
- l'ensablement du lit du cours d'eau et le colmatage du substrat (liés au maintien des berges et à l'eutrophisation) ; 
- les ouvrages hydrauliques faisant obstacle à la continuité du cours d'eau et la circulation piscicole au détriment de l'habitat de l'espèce, de la qualité de l'eau et d'une population dense de poissons hôtes (+ de 3 000 Truites fario à l'hectare).

Rappelons que, d'après la littérature sur les exigences écologiques de la Moule perlière, les concentrations en nitrate dans l'eau permettant la reproduction de l'espèce ne doivent pas être supérieure à 1,7mg, voire 1mg par litre selon les sources, et ne doivent pas dépasser 0,03mg par litre pour le phosphate.

- L’Écrevisse à pattes blanches : elle subie la concurrence l’écrevisse signal (Pacifastacus leniusculus ; DANA, 1852) plus prolifique et plus résistante à la dégradation de l'habitat (réchauffement des eaux, pollutions,...).

- La Loutre d'Europe : la Loutre semble bien installer sur le linéaire du Haut-Lignon.