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FR9101368 - Vallée du Gardon de Saint-Jean

Site de la directive "Habitats, faune, flore"

Base de référence : septembre 2018.

Mise à jour annuelle de la liste SIC - publication au JO UE : 12/12/17 (à partir de la base : septembre 2016)

Identification du site

Type : B (pSIC/SIC/ZSC)

Code du site : FR9101368

Compilation : 31/01/1996

Mise à jour : 21/09/2017

Appelation du site : Vallée du Gardon de Saint-Jean

Dates de désignation / classement :

  • pSIC : première proposition : 31/03/2001
  • pSIC : dernière évolution : 31/03/2001
  • SIC : Première publication au JO UE : 19/07/2006
  • SIC : Dernière publication au JO UE : 19/07/2006
  • ZSC : premier arrêté : 07/04/2016
  • ZSC : Dernier arrêté : 07/04/2016
Texte de référence
Arrêté de création du 07 avril 2016 portant décision du site Natura 2000 Vallée du Gardon de Saint-Jean (zone spéciale de conservation)

Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : 3,76917 (E 3°46'09'')
  • Latitude : 44,10833 (N 44°06'29'')
Superficie : 19 020 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 130 m.
  • Max : 1 080 m.
  • Moyenne : 0 m.
Régions biogéographiques :
Méditerranéenne : 100%

REGION : LANGUEDOC-ROUSSILLON
DEPARTEMENT : Gard (91%)
COMMUNES : Corbès, Estréchure, Peyrolles, Plantiers, Saint-André-de-Valborgne, Sainte-Croix-de-Caderle, Saint-Jean-du-Gard, Saumane, Soudorgues, Thoiras.

DEPARTEMENT : Lozère (9%)
COMMUNES : Bassurels, Moissac-Vallée-Française, Pompidou.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Forêts caducifoliées 32%
Forêts sempervirentes non résineuses 25%
Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 19%
Forêts de résineux 13%
Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) 3%
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 2%
Pelouses sèches, Steppes 2%
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 1%
Prairies ameliorées 1%
Forêt artificielle en monoculture (ex: Plantations de peupliers ou d'Arbres exotiques) 1%
Autres terres arables 1%

Autres caractéristiques du site

Les surfaces des différents habitats sont à nuancer, car pour une partie non négligeable de la surface du site, il n'a pas été possible de déterminer exactement l'habitat présent, ou il a été indiqué la présence d'une mosaïque d'habitats sans toutefois préciser quel est l'habitat majoritaire. Ici, il a été considéré que les recouvrements des habitats en mosaïque étaient égaux.
Ce site est constitué par une vallée cévenole et son réseau hydrographique. Il est composé d’une alternance de crêtes aiguës et de vallées, appelées respectivement « serres » et « valats ». Ce relief ainsi qu’une altitude pouvant varier entre 130 et 1165 mètres, conduisent à de fortes pentes (jusqu’à 40 %) et à des expositions climatiques très différentes influençant la végétation.
De l’amont à l’aval, la vallée est constituée d’une petite partie d’un plateau calcaire (la Can de l’Hospitalet), d’un substrat schisteux, d’un substrat composé de granite et gneiss (substrats acides majoritaires caractéristiques des « Cévennes ») et des basses Cévennes calcaires.
La vallée a un paysage forestier, témoignant de la fermeture des milieux. La châtaigneraie, présente sur sol acide est majoritaire. La chênaie est majoritairement présente sur les sols calcaires de l’aval. Les milieux ouverts sont présents sur la Can de l’Hospitalet, sur certaines crêtes (landes et pelouses) ainsi qu’en fond de vallée et autours des villages et hameaux dispersés. La ripisylve est présente le long du Gardon et de ses affluents sur une largeur plus ou moins importante.

Qualité et importance

Du fait de sa diversité de substrats géologiques et de sa variation d’altitude importante, le site Natura 2000 présente une variété d’habitats naturels d’intérêt communautaire remarquables (22 génériques dont 5 prioritaires). Les milieux forestiers, majoritaires en surface, présentent des enjeux très forts sur la châtaigneraie méditerranéenne cévenole (en particulier sur les anciens vergers) et les hêtraies (présence ponctuelle en amont). Les ripisylves d’aulnaies-frênaies et les suintements temporaires sur silice sont aussi des habitats à enjeux très forts.
De manière générale, les milieux ouverts d’intérêt communautaire, très souvent entretenus par l’agropastoralisme et le fauchage sont des milieux remarquables et prioritaires en termes d’actions de gestion.
22 espèces d’intérêt communautaire ont également été recensées sur le site dont une prioritaire, la Rosalie des Alpes (données anciennes qui mériteraient une réactualisation). 8 espèces de chiroptères d’intérêt communautaire sont présentes. Leur statut est souvent mal connu sur le site et nécessiterait des inventaires complémentaires. Beaucoup d’espèces sont inféodées aux milieux des cours d’eau : la loutre, le castor, 3 espèces d’odonates, certaines espèces de chiroptères, l’écrevisse à pattes blanches (présente dans les affluents du Gardon), 4 espèces de poissons (dont 2 semblant avoir disparues : le chabot et le toxostome).

Vulnérabilité

Le site est sensible à la fermeture des milieux notamment via la diminution du pastoralisme, à la gestion de la ressource en eau en terme de quantité et de qualité et à l’introduction d’espèces exotiques envahissantes.
Le site étant à l’interface des zones montagnardes et méditerranéennes, de nombreux habitats et espèces sont en limite de leur aire de répartition.