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FR9101406 - Petite Camargue

Site de la directive "Habitats, faune, flore"

Base de référence : septembre 2017.

Mise à jour annuelle de la liste SIC - publication au JO UE : 09/12/16 (à partir de la base : septembre 2015)

Identification du site

Type : B (pSIC/SIC/ZSC)

Code du site : FR9101406

Compilation : 31/03/1996

Mise à jour : 11/02/2016

Appelation du site : Petite Camargue

Dates de désignation / classement :

  • pSIC : première proposition : 30/04/2002
  • pSIC : dernière évolution : 30/12/2006
  • SIC : Première publication au JO UE : 19/07/2006
  • SIC : Dernière publication au JO UE : 12/12/2008
  • ZSC : premier arrêté : 01/04/2016
  • ZSC : Dernier arrêté : 01/04/2016
Texte de référence

Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : 4,30778 (E 4°18'28'')
  • Latitude : 43,60889 (N 43°36'32'')
Superficie : 34 412 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 0 m.
  • Max : 10 m.
  • Moyenne : 0 m.
Régions biogéographiques :
Méditerranéenne : 100%

REGION : LANGUEDOC-ROUSSILLON
DEPARTEMENT : Gard (89%)
COMMUNES : Aigues-Mortes, Aimargues, Beauvoisin, Cailar, Grau-du-Roi, Saint-Gilles, Saint-Laurent-d'Aigouze, Vauvert.

REGION : PROVENCE-ALPES-CÔTE-D'AZUR
DEPARTEMENT : Bouches-du-Rhône (11%)
COMMUNES : Saintes-Maries-de-la-Mer.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Marais salants, Prés salés, Steppes salées 25%
Rivières et Estuaires soumis à la marée, Vasières et bancs de sable, Lagunes (incluant les bassins de production de sel) 20%
Autres terres arables 15%
Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) 10%
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 10%
Rizières 7%
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 5%
Dunes, Plages de sables, Machair 5%
Forêts de résineux 2%
Forêts caducifoliées 1%

Autres caractéristiques du site

Présence de vignes (2% du site).

Qualité et importance

Ce site, indissociable de la Camargue provençale, est une grande zone humide littorale sur la côte méditerranéenne qui est soumise aux influences de la mer (lagunes et dunes côtières actives) et des eaux douces (cours d'eau, marais, étangs).
Il comprend deux ensembles très intéressants :

- d'une part une zone laguno-marine où s'étend un vaste système dunaire très actif (zone d'engraissement du littoral) et très complet (nombreuses variantes d'habitats dunaires). On trouve un important massif dunaire actif avec de nombreuses dunes vives et fixées dont certaines boisées (Genévriers et Pins pignons). D'anciens massifs dunaires situés à l'intérieur des terres sont recouverts par des forêts de Pin pignon. C'est le seul site en Languedoc-Roussillon où cet habitat est représentatif et bien conservé.
On trouve également dans les zones soumises à l'action du coin salé, des secteurs de steppes salées à Limonium et diverses sansouires.
Les habitats naturels (prés salés, sansouires) se présentent sous de nombreux faciès en fonction des facteurs du milieu (topographie, permanence de l'eau, et degré de salinité).
Ce site englobe également l'ensemble du site de production des salins d'Aigues-Mortes, à cheval sur les départements du Gard et des Bouches-du-Rhône.

- d'autre part une zone fluvio-lacustre constituée de marais et d'étangs doux à saumâtres. Cet ensemble constitue un système dépressionnaire recevant par gravité les eaux du Rhône, du plateau des Costières, du Vistre et du Vidourle. Il comprend de grands étangs peu ou pas salés (Scamandre, Charnier) entourés par une importante roselière de plus de 2500 ha. Elle est un site majeur pour l'avifaune. Une zone importante de prairie humides, riche en espèces remarquables, est présente au nord. Des ripisylves complètent cet ensemble d'habitats.
Ce site est également très important pour la Cistude d'Europe qui est bien représentée.
En ce qui concerne les chiroptères, l'ensemble des espèces trouve ici essentiellement un territoire de chasse et de reproduction.

Les présences du Grand Capricorne, de la Lucane cerf-volant, de l'Agrion de mercure et de la Cordulie à corps fin ont pu être notées même si peu de données sont disponibles.

Vulnérabilité

En fonction des enjeux naturels on peut relever plusieurs types de vulnérabilité :

- Cistude d'Europe : pollutions des sites importants pour l'espèce, destruction des sites de ponte, expansion de tortues introduites
-pinèdes de pins pignons : défrichement et pâturage inadapté,
- milieux boisés linéaires (ripisylves et fourrés de Tamaris) : destruction par aménagements hydrauliques et recalibrages, endiguements ou enrochements,
-habitats de prés-salés et sansouires : modifications des régimes hydriques (apports d'eau douce dans des milieux salés, conversion en marais de chasse), parcellisation et artificialisation des habitats naturels, surpâturage
- prairies humides méditérranéennes à grandes herbes et mégaphorbiaies : mise en culture, drainage, surpâturage, modification du régime hydrique
- lagunes côtières : réarrangement des berges, modifications hydrique (apports d'eau salée ou douce)
- végétation des laisses de mer : nettoyage des plages, piétinement, fixation du trait de côte
- La fragilité du trait de côte constitue également une cause de vulnérabilité pour l'ensemble des habitats côtiers, en particulier les milieux dunaires, avec une baisse globale des apports sédimentaires et un piétinement, et les steppes salées, qui restent très fortement soumis au risque de destruction par les tempêtes marines.