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FR9301596 - Marais de la vallée des Baux et marais d'Arles

Site de la directive "Habitats, faune, flore"

Base de référence : octobre 2018.

Mise à jour annuelle de la liste SIC - publication au JO UE : 12/12/17 (à partir de la base : septembre 2016)

Identification du site

Type : B (pSIC/SIC/ZSC)

Code du site : FR9301596

Compilation : 31/03/1996

Mise à jour : 09/11/2017

Appelation du site : Marais de la vallée des Baux et marais d'Arles

Dates de désignation / classement :

  • pSIC : première proposition : 31/10/2004
  • pSIC : dernière évolution : 30/11/2004
  • SIC : Première publication au JO UE : 12/12/2008
  • SIC : Dernière publication au JO UE : 19/07/2006
  • ZSC : premier arrêté : 08/11/2007
  • ZSC : Dernier arrêté : 08/11/2007
Texte de référence
Arrêté de création du 08 novembre 2007 portant décision du site Natura 2000 Marais de la vallée des Baux et marais d'Arles (zone spéciale de conservation)

Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : 4,79833 (E 4°47'53'')
  • Latitude : 43,50639 (N 43°30'23'')
Superficie : 11 061 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 0 m.
  • Max : 92 m.
  • Moyenne : 8 m.
Régions biogéographiques :
Méditerranéenne : 100%

REGION : PROVENCE-ALPES-CÔTE-D'AZUR
DEPARTEMENT : Bouches-du-Rhône (100%)
COMMUNES : Arles, Fontvieille, Maussane-les-Alpilles, Mouriès, Paradou, Port-Saint-Louis-du-Rhône, Saint-Martin-de-Crau.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Cultures céréalières extensives (incluant les cultures en rotation avec une jachère régulière) 19%
Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 18%
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 18%
Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 12%
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 8%
Marais salants, Prés salés, Steppes salées 6%
Forêts sempervirentes non résineuses 6%
Rizières 4%
Pelouses sèches, Steppes 3%
Zones de plantations d'arbres (incluant les Vergers, Vignes, Dehesas) 2%
Forêts caducifoliées 2%
Forêts de résineux 1%
Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) 1%

Autres caractéristiques du site

Le site englobe un ensemble remarquable de milieux humides alimentés par de l'eau douce (résurgences de la nappe de Crau) par endroits, d'eau plus ou moins salée lorsqu'on approche de la Camargue à l'ouest et de la mer au sud.

Qualité et importance

Le site est situé à l'interface entre le delta de Camargue, la plaine de la Crau et la chaîne des Alpilles. L'un de ses principaux intérêts réside dans la diversité et l'étendue des milieux aquatiques présents (4400 ha). Parmi ceux-ci, on relèvera les superficies remarquables de marais à marisques (900 ha) et de roselières (>1000 ha). Plusieurs habitats présentent un intérêt particulier pour la faune invertébrée et la flore : les mares temporaires méditerranéennes, les sources oligotrophes basiques, les eaux oligo-mésotrophes calcaires. 

L'intérêt biologique du site réside également en la présence d'espèces animales devenues rares (ex. : Cistude d'Europe), la présence d'espèces végétales rares en région méditerranéenne (Gentiane des marais, Thélyptéris des marais) et la seule station française d'une espèce de plante (Germandrée de Crau). 
Le site est d'autre part très important pour l'avifaune, avec la présence d'espèces menacées mondialement (Aigle criard, Faucon crécerellette) ou au niveau communautaire (Butor étoilé, Ibis falcinelle, Aigle de Bonelli, Vautour percnoptère, Ganga cata, Glaréole à collier, etc).

Loutre (Lutra lutra) : Autrefois courante, elle était citée à Beauchamp, à l’étang des Aulnes et aux marais du Vigueirat (jusqu’aux années 1960). Une population relictuelle se serait maintenue sur le canal du Vigueirat à hauteur du marais de Meyrannes jusqu’au début des années 1990. En novembre 2012, des indices de présence (épreintes) ont été trouvés dans le marais du Vigueirat. Des prospections complémentaires seront à réaliser afin de déterminer si cette présence est liée à une réelle recolonisation de la zone par l'espèce ou si ces indices proviennent d'un individu erratique.

Gomphe de Graslin (Gomphus graslinii) : selon étude 2014 (A Rocha), découverte d'une population autochtone, la première découverte en PACA (auparavant seules des obs ponctuelles avaient été faites, Etienne Iorio 2010-2012). Six individus mâles différents ont été contactés lors de 2 prospections spécifiques effectuées fin juin 2014 sur le canal de la Vallée des Baux (3 ind à chaque sortie). L'analyse des photographies confirme qu'il s'agit bien d'individus différents. Quelques exuvies trouvées également début juillet 2014 en amont, d'ou une forte suspicion de reproduction sur le site. De manière plus ponctuelle, observé également en amont, au niveau du marais de l'Ilon (1 ind à chaque fois). La dynamique locale de l'espèce semble progressive.

Vulnérabilité

Les principales problématiques identifiées sur le site sont la pollution de l'eau  (notamment par fertilisation agricole, pesticides, rejets domestiques, macrodéchets, rejets atmosphériques), la modification de l'hydrologie des zones humides (drainage, irrigation, endiguements), le maintien des pratiques agricoles garantes du bon état de conservation des habitats (notamment élevage extensif, foin de Crau), le développement des réseaux (ex. : autoroute), la prolifération de plantes exotiques envahissantes (jussies, baccharis).