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FR9400588 - Suberaie de Ceccia/Porto-Vecchio

Site de la directive "Habitats, faune, flore"

Base de référence : octobre 2018.

Mise à jour annuelle de la liste SIC - publication au JO UE : 12/12/17 (à partir de la base : septembre 2016)

Identification du site

Type : B (pSIC/SIC/ZSC)

Code du site : FR9400588

Compilation : 28/02/2001

Mise à jour : 23/08/2016

Appelation du site : Suberaie de Ceccia/Porto-Vecchio

Dates de désignation / classement :

  • pSIC : première proposition : 28/02/2001
  • pSIC : dernière évolution : 28/02/2001
  • SIC : Première publication au JO UE : 19/07/2006
  • SIC : Dernière publication au JO UE : 19/07/2006
  • ZSC : premier arrêté : 17/03/2008
  • ZSC : Dernier arrêté : 17/03/2008
Texte de référence
Arrêté de création du 17 mars 2008 portant décision du site Natura 2000 Suberaie de Ceccia/Porto-Vecchio (zone spéciale de conservation)

Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : 9,25194 (E 9°15'06'')
  • Latitude : 41,57250 (N 41°34'20'')
Superficie : 1 117 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 5 m.
  • Max : 173 m.
  • Moyenne : 30 m.
Régions biogéographiques :
Méditerranéenne : 100%

REGION : CORSE
DEPARTEMENT : Corse-du-Sud (100%)
COMMUNES : Porto-Vecchio.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Forêts sempervirentes non résineuses 62%
Forêts caducifoliées 10%
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 10%
Prairies ameliorées 5%
Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 5%
Pelouses sèches, Steppes 3%
Autres terres arables 2%
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 1%
Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 1%
Rochers intérieurs, Eboulis rocheux, Dunes intérieures, Neige ou glace permanente 1%

Autres caractéristiques du site

Situé dans la suite du granite de la Corse centrale à grains moyens.

Qualité et importance

Cette zone couvre une partie importante des plus belles suberaies de Corse habitat de l'annexe I de la directive.
Il s'agit d'un secteur présentant également  les plus fortes densités de Tortue d'Hermann de Corse (de France et d'Italie), ainsi que les habitats fréquentés par cette espèce, les mieux conservés de l'île et de France ! (entre 4,5 et 17 tortues à l'hectare) 
 Ces boisements lâches de chênes-lièges entrecoupés de clairières prairies, naturelles et parcourus par les troupeaux, paysages de cultures traditionnelles avec des haies vives et des bosquets sont remarquables et nécessitent un entretien adéquat pour leur conservation et la production de liège (lutte contre l'incendie, le vieillissement)...

Le maintien des populations de Tortue d'Hermann à leur niveau actuel dans cette région est étroitement lié au maintien des activités agro-postorales traditionnelles : cultures entrecoupées de haies et de bosquets, milieux ouverts entretenus par le pâturage ovin, exploitation et entretien des boisements de chênes-lièges. 

La Tortue boueuse ou cistude (espèce aquatique) est également présente (espèce de l'annexe II) .
	On note aussi la présence d'une mare temporaire méditerranéeenne au sud est de Muratellu de découverte très récente par les scientifiques (1998) et d'un  intérêt important ; les mares temporaires de ce type sont des habitats prioritaires de la Directive.
De très nombreuses orchidées sont aussi présentes (intérêt esthétique et patrimoniale) qui nécessitent le maintien d'une activité pastoral.e.
On note aussi la présence du Grand Capricorne (Cerambix cerdo), insecte, et du Discoglosse sarde (Discoglossus sardus), amphibien,  mentionnés à l'annexe II de la Directive.
Enfin, la présence totalement isolée du lézard de Bédriaga sur le site rocheux préhistorique de Tappa constitue une exception conférant au site une dimension patrimoniale supplémentaire (lézard endémique cyrno-sarde présent en général uniquement en montagne, sur zones rocheuses). 

Vulnérabilité

Ce site est vulnérable en premier lieu en raison des incendies qui sont une menace permanente en été, phénomème aggravé par une certaine déprise des pratiques pastorales sous les chênes.
Il est par ailleurs fragilisé par l'urbanisation mal maîtrisée (absence de POS) qui mite le paysage. Le vieillissement de la suberaie et son manque d'entretien dans certains secteurs constituent aussi un péril à terme pour cet habitat.
Concernant les populations de Tortues d'Hermann, il convient de maintenir le fragile équilibre entre milieux ouverts (ou elle se nourrit et surtout dépose la ponte), semi ouverts et fermés (où elle se nourrit mais surtout se cache). Les pratiques d'éclaircies  du maquis, de la suberaie faites avec des engins lourds peuvent occasionner des pertes sévères aux Tortues mais elles sont heureusement peu développées pour le moment. La fauche peut ponctuellemnt occasionner des pertes importantes au moment des fenaisons. Dans ce domaine aussi il conviendra d'envisager des mesures de gestion appropriées avec les agriculteurs/éleveurs dans le cadre éventuel de CTE. La tortue cistude est moins vulnérable et pour cete espèce il est nécessaire de conserver les mares et des espaces ouverts pour les pontes.