ZNIEFF 720007948
RIVE ORIENTALE DE L'ÉTANG DE CARCANS-HOURTIN

(n° régional : 35020002)

Commentaires généraux

Comme toutes les rives orientales des étangs littoraux, dont le profil est en pente douce, celles de l'étang de Carcans-Hourin offrent un intérêt écologique majeur.

Le profil des berges permet en effet le maintien de milieux oligotrophes (sur fond sableux et recouverts d'une fine lame d'eau) où se développent des espèces rares et menacées telles que la lobélie de Dortman ou la litorelle.

En allant vers les rives exondées, les milieux rencontrés évoluent vers les formations riveraines à petits ou grands scirpes, aux formations à Rhynchospora fusca et à la lande humide sur substrat paratourbeux. Là encore, diverses espèces rares et protégées se développent (faux cresson de Thore, drosera à feuilles rondes, bruyère méditerranéenne).

Ces différents milieux sont également favorables à l'accueil d'une faune diversifiée et en particulier au vison d'Europe, à la loutre et à la cistude d'Europe.

L'avifaune n'a été étudiée (dans le cadre des ZNIEFF) qu'au niveau des berles de la Garoueyre et de Lupian. Des prospections complémentaires montreraient certainement un intérêt important pour l'accueil de certains oiseaux (passereaux paludicoles, ardéidés).

Des prospections complémentaires concernant les amphibiens et les invertébrés ajouteraient certainement des éléments à l'intérêt écologique et patrimonial de cette ZNIEFF.

Les principales évolutions proviennent de la sylviculture (assainissement et plantation de certaines landes humides ; colonisation spontanée des terres non cultivées par le pin maritime). Ponctuellement, les aménagements urbains et de loisir ont abouti à la destruction complète des milieux rivulaires naturels.

Indirectement, la gestion des niveaux d'eau (limitation du marnage pour favoriser les activités de loisir), provoque des évolutions appauvrissant les milieux (assèchement de terrains qui étaient autrefois inondés par le marnage de l'étang, couverture permanente en eau de secteurs qui étaient autrefois exondés durant une partie de l'année).

Les rejets provenant des zones urbaines, bien que limités au niveau de cet étang, participent néanmoins à l'eutrophisation progressive du plan d'eau.

Remarque : cette ZNIEFF correspond à la fusion et à l'agrandissement des deux ZNIEFF 35020002 et 35020003.

Commentaires sur la délimitation

Côté étang, la limite proposée correspond à une situation temporaire (d'après photographies aériennes), les niveaux d'eau et les dépôts sableux variant dans le temps. Le critère retenu sur le terrain est d'aller jusqu'à la limite où les terrains sont exondés ou recouverts par une faible hauteur d'eau, au moins une partie de l'année.

Côté terre, sont retenus les milieux humides, inondés par le marnage de l'étang ou les remontées de la nappe superficielle liée à l'étang (lien fonctionnel direct). Les terrains urbanisés, drainés, plantés ou colonisés spontanément par de nombreux pins ne sont pas retenus dans la ZNIEFF. Ces limites ont été définies a majorité d'après photographies aériennes et peuvent être affinées sur le terrain (cas de quelques secteurs).