Stellario uliginosae - Scirpetum setacei W. Koch ex Libbert 1932

Prodrome des végétations de France décliné (PVF2)

Synécologie

Pelouse amphibie méso- à eutrophile acidiphile à acidicline des talus de ruisseaux courtement inondables, des bords d’abreuvoir, en mosaïque avec des prairies vivaces hygrophiles pâturées ouvertes à Sagina procumbens, Ranunculus repens, Lotus pedunculatus… souvent à tendance légèrement sciaphile mais pouvant devenir plus héliophile sous climat océanique (Diemont et al., 1940 ; de Foucault, 1981a).

Nom cité du syntaxon

Stellario uliginosae - Scirpetum setacei W. Koch ex Libbert 1932 (Die Vegetationseinheiten… : 27).

Synonymes

Isolepis - Stellaria uliginosa - Assoziation W. Koch 1926 (Jahrb. St-Gall Naturw. Ges. 61 : 28) nom. inval. (art. 2b, 7) ; Cyperetum flavescentis Chouard 1924 (Bull. Soc. Bot. France 71 : 1152) p.p. ; Scirpetum setacei (Moor 1936) Knapp 1948 (Einführung in die Pflanzensoziologie II : 23) nom. illeg. (art. 22).

Type nomenclatural

Lectotypus nominis : rel. 3 du tab. III in Libbert (1932, Die Vegetationseinheiten… : 28).

Physionomie

Pelouse ouverte à dense (50-100 %), de faible hauteur, surtout dominée par Isolepis setacea et Stellaria alsine, d’optimum phénologique tardivernal à estival ; illustrations in Moor (1936 : Tafel VI) et Catteau et al. (2009 : 354).

Combinaison caractéristique d'espèces

Stellaria alsine (= S. uliginosa), Callitriche stagnalis, Riccia glauca, Isolepis setacea (= Scirpus setaceus), Lythrum portula, Juncus bufonius subsp. b.

Variations

Diemont et al. (1940) dégagent des variantes (à Montia fontana subsp. chondrosperma, à Cardamine pratensis, à Hypericum humifusum, à Ranunculus aquatilis) dont plusieurs semblent recevables.

Synchorologie

- territoire d’observation : syntaxon décrit d’Europe tempérée (Koch, 1926 ; Libbert, 1932, 1940b ; Schwickerath, 1933, 1944 ; Moor, 1936 ; Tüxen, 1937 ; Diemont et al., 1940 ; Duvigneaud, 1942 ; Knapp, 1948 ; Vanden Berghen, 1949 ; Lebrun et al., 1949 ; Pietsch, 1963, 1973a ; Oberdorfer, 1957, 1977 ; Philippi, 1968 ; Ninot et al., 2000), sans doute assez répandu en France (cité par Chouard, 1924, sub Cyperetum flavescentis ; Géhu, 1961a ; Frileux, 1973 ; Lericq, 1975-.76 ; de Foucault, 1981 ; Royer, 1991 ; Robbe, 1993 ; Billy, 2002 ; Royer et al., 2006 ; Catteau et al., 2009) ; atteindrait l’Espagne du Nord-Ouest selon plusieurs auteurs, dont Biurrun (1999), mais Díaz González & Fernandez Prieto (1994) reconnaissent des différences floristiques notables entre les deux formes territoriales de l’association ;
- sous-associations ou variantes géographiques : nous ne retenons pas la race à Wahlenbergia hederacea définie par de Foucault (1981) différencié par un taxon vivace plutôt issu des prairies hygrophiles en contact.

Axes à développer

Définir les variations en termes de sous-association.

Bibliographie

de Foucault B., 2013. Contribution au prodrome des végétations de France : les Isoëtetea velatae de Foucault 1988 et les Juncetea bufonii de Foucault 1988 ("Isoëto - Nanojuncetea bufonii") (Partie 2). J. Bot. Soc. Bot. France, 63 : 63-109. (Source)

Billy F., 2002

Catteau E. et al., 2009

Chouard P., 1924

de Foucault B., 1981a

Diemont W.H. et al., 1940

Duvigneaud P., 1942

Díaz González T.E. & Fernandez Prieto J.A., 1994

Frileux P.-N., 1973

Géhu J.-M., 1961

Knapp R., 1948

Koch W., 1926

Lebrun J. et al., 1949

Lericq R., 1975-.76

Libbert W., 1932, 1940b

Moor M., 1936

Ninot J.M et al., 2000

Oberdorfer E., 1957, 1977

Philippi G., 1968

Pietsch W., 1963, 1973

Robbe G., 1993

Royer J.-M. et al., 2006

Royer J.-M., 1991

Schwickerath M., 1933

Tüxen R., 1937

Vanden Berghen C., 1949.