Gentiano uliginosae - Erythraeetum littoralis Braun-Blanq. & De Leeuw 1936

Prodrome des végétations de France décliné (PVF2)

Synécologie

Pelouse mésohygrophile basiphile arrière-dunaire développée dans les ouvertures du Carici scandinavicae - Agrostietum maritimae à Sagina nodosa sous climat Nord-atlantique (de Foucault, 1984).

Nom cité du syntaxon

Gentiano uliginosae - Erythraeetum littoralis Braun-Blanq. & De Leeuw 1936 (Nederl. Kruid. Arch. 46 : 377).

Synonymes

Centaurio vulgaris - Saginetum moniliformis Diemont et al. 1940 (Nederl. Kruidk. Arch. 50 : 244) nom. illeg. (art. 22).

Type nomenclatural

Rel. in Braun-Blanq. & De Leeuw (1936, Nederl. Kruid. Arch. 46 : 377).

Physionomie

Pelouse ouverte (30-70 %), à laquelle plusieurs végétaux dressés donnent un aspect en brosse lâche, surtout dominée par Centaurium littorale, d’optimum estival ; illustration in Catteau et al. (2009 : 180).

Combinaison caractéristique d'espèces

Centaurium littorale (= Erythraea littoralis), C. pulchellum, Gentianella uliginosa (= Gentiana uliginosa, mais rare ou même sans doute absent de France), Pseudognaphalium luteoalbum, Centunculus minimus, Juncus bufonius subsp. b., Isolepis setacea, Polygonum aviculare s.l.

Variations

Dans leur Centaurio - Saginetum, Diemont et al. (1940) évoquent un samoletosum valerandi par opposition, semble-t-il, à un typicum, mais la différenciation et l’écologie de ces deux variations ne sont guère précisées. Par ailleurs, les relevés de Géhu & Franck (1982) sont peu pourvus en taxons hygrophiles (Centaurium littorale et Pseudognaphalium luteoalbum, rarement Juncus bufonius et Blackstonia perfoliata, mais à Cerastium diffusum, Erodium cicutarium subsp. dunense) ; s’ils relèvent du présent syntaxon, ils devraient correspondre à une variation de niveau topograpique supérieur. Les mêmes auteurs reconnaissent aussi un glaucetosum maritimae subhalophile, différencié par Glaux maritima et Sagina maritima.

Synchorologie

- territoire d’observation : syntaxon Nord-atlantique décrit, souvent sub Centaurio vulgaris - Saginetum moniliformis, des îles de la Frise puis des côtes belges (Braun-Blanquet & De Leeuw, 1936 ; Diemont et al., 1940 ; Weevers, 1940 ; Duvigneaud, 1947 ; Lambinon, 1956 ; Boerboom, 1960) et assez bien étudié en Manche orientale, atteignant sa limite sud dans le Cotentin occidental (Géhu & Franck, 1982 ; Duhamel, 1982 ; Julve, 1989b ; Catteau et al., 2009) ; cartographie in Géhu & Franck (1982 : 171) et Géhu (1991 : 63) ;
- sous-associations ou variantes géographiques : -.

Axes à développer

Préciser les variations.

Bibliographie

de Foucault B., 2013. Contribution au prodrome des végétations de France : les Isoëtetea velatae de Foucault 1988 et les Juncetea bufonii de Foucault 1988 ("Isoëto - Nanojuncetea bufonii") (Partie 2). J. Bot. Soc. Bot. France, 63 : 63-109. (Source)

Bioret F. et al., 2011

Boerboom J.H.A., 1960

Braun-Blanquet J. & De Leeuw W.C., 1936

Catteau E. et al., 2009

Diemont W.H. et al., 1940

Duhamel F., 1982

Duvigneaud P., 1947

Géhu J.-M. & Franck J., 1982

Géhu J.-M., 1991

Julve Ph., 1989b

Lambinon J., 1956

Weevers Th., 1940.