Charetum strigosae Dambska 1966

Prodrome des végétations de France décliné (PVF2)

Synécologie

Association pionnière, à développement surtout estival et automnal, des eaux claires et fraîches, basiques, riches en calcaire, oligo-mésotrophes ; s'installe à profondeur moyenne à assez grande (1 à 7 m et plus), sur des substrats vaseux, limoneux calcarifères ou même tourbeux.

Nom cité du syntaxon

Charetum strigosae Dambska 1966 (Poznanskie Towarzystwo Przyjaciol Nauk 31: 10 et tab. 1 : 12).

Synonymes

Charetum strigosae W. Krause 1969, nom. nud. ; Charetum strigosae W. Krause & Lang in Oberd. 1977, nom. illeg. (art. 31 Note 1) : Krause & Lang ont utilisé des relevés non publiés de Melzer.

Type nomenclatural

Typus nominis in Felzines & Lambert 2012: rel. 4, tab. 1 in Dambska, 1966 (Poznanskie Towarzystwo Przyjaciol Nauk 31: 12).

Physionomie

Groupement très ouvert, de faible hauteur (3-15 cm).

Combinaison caractéristique d'espèces

Chara strigosa A. Br. et var. longispina A. Br. (= Chara jurensis Hy).

Synchorologie

Distribution boréo-alpine : Scandinavie, Pologne, Finlande, Lithuanie, Nord-Ouest de la Russie et nord de l'arc alpin (Vaarama, 1954 ; Korsch et al., 2008, carte 18).
Dans le Jura franco-suisse, c'est la var. endémique longispina de Chara strigosa qui est présente (Schaefer, 2009). Lacs du Jura [Doubs ; Jura] ; semble en régression au profit du Charetum contrariae (Bailly et al., 2007 ; Guyonneau et al., 2008 ; Schaefer, 2009).

Axes à développer

À rechercher dans les lacs alpins.

Bibliographie

Felzines J.-C. & Lambert E., 2012. Contribution au prodrome des végétations de France : les Charetea fragilis Fukarek 1961. J. Bot. Soc. Bot. France, 59 : 133-188. (Source)

Bailly G. et al., 2007

Dambska I., 1966

Guyonneau J. et al., 2008

Korsch H. et al., 2008

Krause W. & Lang G., 1977

Krause W., 1969, 1997

Schaefer O., 2009

Vaarama A., 1954.