Logos SINP

FR2600968 - Bec d'Allier

Site de la directive "Habitats, faune, flore"

Base de référence : septembre 2017.

Mise à jour annuelle de la liste SIC - publication au JO UE : 09/12/16 (à partir de la base : septembre 2015)

Identification du site

Type : B (pSIC/SIC/ZSC)

Code du site : FR2600968

Compilation : 31/05/1995

Mise à jour : 19/07/2013

Appelation du site : Bec d'Allier

Dates de désignation / classement :

  • pSIC : première proposition : 30/04/2002
  • pSIC : dernière évolution : 30/04/2002
  • SIC : Première publication au JO UE : 07/12/2004
  • SIC : Dernière publication au JO UE : 07/12/2004
  • ZSC : premier arrêté : 07/06/2011
  • ZSC : Dernier arrêté : 07/06/2011
Texte de référence

Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : 3,13194 (E 3°07'54'')
  • Latitude : 46,96611 (N 46°57'57'')
Superficie : 1 069 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 170 m.
  • Max : 175 m.
  • Moyenne : 173 m.
Régions biogéographiques :
Continentale : 100%

REGION : BOURGOGNE
DEPARTEMENT : Nièvre (100%)
COMMUNES : Challuy, Chevenon, Gimouille, Imphy, Marzy, Nevers, Saint-Éloi, Sauvigny-les-Bois, Sermoise-sur-Loire.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 29%
Forêts caducifoliées 24%
Prairies semi-naturelles humides, Prairies mésophiles améliorées 15%
Galets, Falaises maritimes, Ilots 11%
Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) 10%
Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 8%
Pelouses sèches, Steppes 2%
Autres terres arables 1%

Autres caractéristiques du site

Le Bec d'Allier est situé à la confluence de la Loire et de l'Allier. 
Site linéaire limitrophe avec le site FR2400522 Vallée de la Loire de Neuvy au Bec d'Allier de la région Centre.

Qualité et importance

L'ensemble du site est représentatif de la diversité écologique ligérienne : pelouses, prairies, formations de landes et arbustes, forêts alluviales, grèves, bras morts constituent une vaste mosaïque de milieux naturels d'intérêt communautaire.

Les pelouses sur dépôts sableux occupent des surfaces en retrait du lit actif. Ce sont des milieux originaux pour la région caractérisés par des espèces très spécifiques rares ou protégées en Bourgogne (Canche des sables, Spargoute printannière...).

Les milieux forestiers sont constitués de forêts alluviales à Ormes et Saules, et de forêts de Chênes, Ormes et Frênes, habitats d'intérêt communautaire.

Les bras morts et mares soumis aux inondations et alimentés par la nappe alluviale, sont colonisés par des herbiers aquatiques à Fluteau nageant et Butome en ombelles, et sont largement utilisés par la faune (batraciens, poissons).

Le Bec d'Allier est un site ornithologique de grand intérêt : plus de 200 espèces y ont été observées en migration, en hivernage ou comme nicheurs. Près d'une centaine s'y reproduisent (Oedicnème criard, Grand gravelot, Sternes naine et pierregarin pour lesquelles la Loire et l'Allier sont des sites de nidification majeurs au niveau national....).

La présence de secteurs encore peu aménagés, une importante végétation riveraine arbustive ou arborescente favorisent la présence du Castor d'Europe.

La rivière constitue un habitat d'espèces pour de nombreux poissons migrateurs (Lamproies, Saumon...).

Vulnérabilité

Les pelouses et prairies sur sable sont des milieux instables qui, en l'absence d'exploitation agricole, évoluent vers le fourré et le boisement. Plusieurs d'entre elles sont enfrichées à plus de 50% et nécessitent des interventions urgentes.
De même, une évolution vers un boisement marécageux dense à Saule et Aulne est constatée sur les boires.

Très prisés par les activités de loisirs, les grèves, milieux sur sable et annexes du fleuve sont soumis à différentes dégradations (circulation pédestre et motorisée) qui constituent une menace pour la reproduction des oiseaux nicheurs. 

La stabilité des berges par enrochement modifie la dynamique du fleuve et élimine les micro-habitats aquatiques utilisés par les poissons.

L'activité traditionnelle d'élevage (fauche, pâture) peu intensive a permis l'entretien du patrimoine naturel des prairies. Globalement, on constate une tendance nette à l'évolution vers des pratiques plus intensives (augmentation de la charge en bétail, amendements, herbicides, modification durable de l'humidité des sols, mise en culture). Ces pratiques conduisent actuellement à une régression importante et rapide des habitats naturels.

De façon plus localisée, on note un abandon des pratiques agricoles préjudiciable au maintien des pelouses (enfrichement).

L'installation de cultures (notamment maïs) et de peupleraies entraîne la disparition irréversible des plantes les plus sensibles et rares et une dégradation des annexes aquatiques (pollution des mares et des frayères).

Un terrain militaire est inclus dans le périmètre du site.