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FR5400465 - Landes de Cadeuil

Site de la directive "Habitats, faune, flore"

Base de référence : décembre 2017.

Mise à jour annuelle de la liste SIC - publication au JO UE : 12/12/17 (à partir de la base : septembre 2016)

Identification du site

Type : B (pSIC/SIC/ZSC)

Code du site : FR5400465

Compilation : 30/11/1995

Mise à jour : 21/08/2017

Appelation du site : Landes de Cadeuil

Dates de désignation / classement :

  • pSIC : première proposition : 30/04/2002
  • pSIC : dernière évolution : 30/03/2003
  • SIC : Première publication au JO UE : 07/12/2004
  • SIC : Dernière publication au JO UE : 07/12/2004
  • ZSC : premier arrêté : 09/08/2006
  • ZSC : Dernier arrêté : 09/08/2006
Texte de référence
Arrêté de création du 09 août 2006 portant décision du site Natura 2000 Landes de Cadeuil (zone spéciale de conservation)

Localisation du site
Coordonnées du centre (WGS 84) :
  • Longitude : -0,93917 (W 0°56'21'')
  • Latitude : 45,76694 (N 45°46'00'')
Superficie : 575 ha.
Pourcentage de superficie marine : 0 %
Altitude :
  • Min : 3 m.
  • Max : 38 m.
  • Moyenne : 0 m.
Régions biogéographiques :
Atlantique : 100%

REGION : POITOU-CHARENTES
DEPARTEMENT : Charente-Maritime (100%)
COMMUNES : Gripperie-Saint-Symphorien, Sainte-Gemme, Saint-Sornin.

Carte de localisation

Description du site

Caractère général du site

Classes d'habitats Couverture
Forêts caducifoliées 65%
Autres terres (incluant les Zones urbanisées et industrielles, Routes, Décharges, Mines) 16%
Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana 14%
Forêts de résineux 3%
Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes) 1%
Marais (vegetation de ceinture), Bas-marais, Tourbières, 1%

Autres caractéristiques du site

Le site est une mosaïque de landes calcifuges atlantiques, de bois clairs à Chêne tauzin et de prairies maigres sur sables et argiles du Cénomanien. Sur sa bordure ouest, des aulnaies font la transition avec les prairies hygrophiles subhalophiles de la lisière orientale du Marais de Brouage, important marais arrière-littoral également désigné comme Site d'Intérêt Communautaire.
La présence d'anciennes sablières inondées reconquises par diverses communautés végétales et animales des systèmes méso-oligotrophes constitue un intéressant élément de biodiversité du site.

Qualité et importance

Un des grands sites de landes calcifuges - et habitats associés - régionaux.
Intérêt phytocénotique et floristique des divers types de landes en fonction de la nature des sols et de leur hydromorphie, de la végétation amphibie sur substrat minéral ou organique des anciennes sablières inondées à recolonisation végétale spontanée (importante station de Lycopodiella inundata), de certaines prairies hygrophiles oligotrophes (uniques stations atlantiques de l'Iris sibirica) et de la chênaie à Chêne tauzin.
Par ailleurs, divers autres habitats interstitiels, quoique non menacés, présentent également un fort intérêt à la fois pour la cohésion fonctionnelle du site ou au titre de leurs potentialités propres : prairies calcifuges oligotrophes, chênaie pédonculée mésotrophe, etc.
Le site possède également une grande valeur faunistique par la présence de vertébrés menacés tels que la Loutre et la Cistude ou d'invertébrés parmi lesquels le coléoptère Rosalia alpina (espèce prioritaire), la libellule Calopteryx haemorrhoidalis (espèce rare en Europe) ou le mollusque Vertigo moulinsiana.
Le site offre par ailleurs des contacts écosystémiques originaux sur sa façade ouest avec les prairies hygrophiles subhalophiles du site FR5400431, avec lequel ont lieu également des échanges faunistiques importants (Loutre, Cistude).

Vulnérabilité

Depuis plusieurs décennies, le site de Cadeuil fait l'objet d'une exploitation industrielle des gisements de sables cénomaniens sur une partie importante de sa surface, notamment sur la moitié est (à l'est de la D733).
Cette extraction de gravier et de sable est la plus forte menace qui pèse sur le site Natura 2000 et sa périphérie : destruction directe d'habitats naturels,conséquences indirectes graves, potentielles ou avérées, sur l’abaissement des nappes phréatiques, le réchauffement de l’eau souterraine, les risques de pollution accidentelle, la perte de la ressource en eau par évaporation. Ainsi l’expression des habitats naturels d’intérêt communautaire est menacée tout comme les espèces qu’ils hébergent, en particulier le rare et endémique Iris de Sibérie dont les populations sont directement menacées par le rabattement de nappe. 
Des projets importants d'extension et/ou d'ouverture de nouvelles carrières dans ou à proximité du site continuent à l'impacter fortement, y compris dans la moitié ouest jusqu'ici relativement épargnée.
Si les anciennes exploitations ont pu être reconquises par une végétation intéressante structurant des habitats - notamment aquatiques et amphibies - d'un grand intérêt, il en va tout autrement pour les exploitations abandonnées plus récemment reconverties systématiquement en "bases de loisirs" avec une artificialisation forte des milieux.