ZNIEFF 110001622
MARE DU CARREFOUR DE LA MARE DU CAPITAINE

(n° régional : 91514001)

Commentaires généraux

Cet ensemble de mares est situé à l'Est de la route N6, dans un secteur où l'urbanisation est très proche et où la fréquentation humaine est importante.

Les mares intégrées dans ce réseau sont les suivantes (classées ici par ordre d'intérêt phyto-écologique décroissant selon l'étude d'Ecosphère de 1994) :

Mare 12 : fort

Mare 10 : fort

Mare 11 : assez fort

Mare 13 : assez fort

La mare 12 est liée en réseau avec deux autres mares, par l'intermédiaire d'un fossé de bord de chemin particulièrement humide. Les formations végétales des parcelles dans lesquelles se trouvent toutes ces mares sont dominées par une chênaie acidiphile sur pseudogley. Les formations herbacées ne sont pas fortement marquées par une végétation humide.

L'Utriculaire citrine (Utricularia australis), espèce protégée au niveau régional, est représentée dans la quasi totalité de ces mares. La mare 11, à formation tourbeuse acide, abritait en 1994 un pied de Linaigrette à feuilles étroites (Eriophorum angustifolium, PR).

La diversité floristique est essentiellement apportée par la mare 12 avec notamment la Scorsonére des près (Scorzonera humilis, AR) et le Myriophylle verticillé (Myriophyllum verticillatum, R), toutes deux espèces déterminantes pour l'Essonne.

La dynamique de ces mares est menacée par l'envahissement des ligneux et des Saules en particulier. La fréquentation humaine des mares situées aux abords des chemins tend à banaliser les berges en raison d'un fort piétinement. Par contre plusieurs mares font l'objet d'un entretien dans ce secteur, et celles situées au centre de parcelles béneficient d'une relative tranquilité.

Géologie

La Forêt de Sénart est installée sur la plus vieille terrasse alluviale de la Seine formant les cailloutis de Sénart d'àge plio-quaternaire. Ils peuvent passer latéralement à des limons et reposent sur les argiles à meulière de Brie, visible en bordure.

Commentaires sur la délimitation

Le critère principal est la répartition des mares considérées comme floristiquement riches en 1994 et présentant un aspect particulièrement attrayant en 1999.

On utilise les chemins forestiers pour les limites principales et quelques rigoles pour éviter d'inclure une trop grande surface de forêt sans intérêt pour la ZNIEFF.