Logo SINP - Système d'information sur la nature et les paysages

ZNIEFF 110320038
BASSIN DE TREVOIX ET PRAIRIE DE GUISSERAY

(n° régional : 91115001)

Commentaires généraux

La ZNIEFF s'étend d'Est en Ouest depuis le Bassin de Trévoix, bassin de retenue situé entre l'Orge et la Rémarde, jusqu'à la prairie de Guisseray, alimentée par de petits ruisseaux. Ce complexe de zones humides est très attrayant pour l'avifaune nicheuse et hivernante, dans un secteur de plus en plus urbanisé.

Les habitats y sont relativement diversifiés, allant de la végétation des berges, végétation aquatique, cariçaies, phragmitaies et diverses formations d'hélophytes, aux formations riveraines de Saules et boisements plus ou moins humides. Les prairies humides les plus caractérisées sont situées sur la moitié ouest de la ZNIEFF. Les rives et les eaux libres du bassin de Trévoix sont le territoire de nombreuses espèces hivernantes.

4 espèces déterminantes sont recensées :

- une espèce végétale : la Zannichellie palustre (Zanichellia palustris), espèce rare et protégée en Ile-de-France, est présente au lieu-dit "Les Hautes Communes" où se trouve une portion de l'Orge encore bien préservée et reconnue de bonne qualité piscicole.

- trois espèces d'oiseaux : les rares Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus) et Bouscarle de Cetti (Cettia cetti), deux espèces relativement abondantes sur l'ensemble de la ZNIEFF ; le Blongios nain (Ixobrychus minutus), nicheur certain en 1996, et probable en 1997. Ce dernier était assez fidèle au site pendant quelques années, mais semble aujourd'hui se faire plus rare.

La multitude de niches potentielles présentes sur l'ensemble de la ZNIEFF est favorable à diverses espèces d'oiseaux, la plupart en effectifs remarquables pour le secteur. Citons par exemple le Chevalier guignette (Actitis hypoleucos) sur les berges en pente douce et les îlots ; les Bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus), Locustelle tachetée (Locustella naevia) et Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) au sein des roselières et prairies ; la rare Bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea) dans les zones tranquilles de ruisseaux ; ainsi que des espèces hivernantes en grand nombre (Foulque macroule, Fuligules milouin et morillon, Grèbe castagneux...).

Enfin, d'autres espèces végétales de fort intérêt patrimonial sont présentes : la Petite naïade (Najas minor), très rare et la Grande naïade (Najas marina), rare.

Les menaces pesant sur la ZNIEFF sont liées aux vocations premières du bassin de Trévoix : accueil du public et pêche. La dégradation des berges est localement forte ce qui entraîne une banalisation et rudéralisation de la flore au détriment des groupements d'hélophytes. Le dérangement de l'avifaune nicheuse lié à la fréquentation est un second problème d'importance, le secteur ouest de la ZNIEFF semblant alors constituer une zone de refuge beaucoup plus calme.

Commentaires sur la délimitation

Les principales espèces déterminantes sont des oiseaux qui se répartissent sur l'ensemble de la ZNIEFF, comme leurs habitats de prédilection : les roselières et cariçaies présentes à la fois en bordure du bassin de Trévoix et le long de la Rémarde et de la Boëlle des Chevaliers dans la partie Ouest.