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ZNIEFF 220013609
FORÊT DOMANIALE DE CAUMONT A GERBEROY

(n° régional : 60PPI130)

Commentaires généraux

DESCRIPTION

La forêt domaniale de Caumont, située entre la vallée du Thérain et la cuesta nord du Pays de Bray, s'étend sur une butte crayeuse recouverte de limons à silex. Elle présente ainsi une grande variété d'expositions et de conditions écologiques, avec des vallons froids à affinités submontagnardes, et des versants plus thermophiles.

Sur la butte s'étendent des futaies de chênes, charmes, et hêtres, à sous-bois de ronces dans les éclaircies. Ces futaies sont accompagnées de nombreux Genêts à balais (Cytisus scoparius) dans les coupes, de Houx (Ilex aquifolium), de Néfliers (Mespilus germanica), à rattacher aux groupements des chênaies-hêtraies acidoclines atlantiques à subatlantiques de l'Illici-Fagion et du Lonicero-Carpinenion (Hyacinthoido non-scriptae-Fagetum sylvaticae).

Les versants où affleure la craie portent des frênaies-hêtraies calcicoles à Mercuriale pérenne (Mercurialo perennis-Aceretum campestris), ou mésophiles sur colluvions (Fraxino-Carpinion).

Certaines parties périphériques du bois ont manifestement été cultivées autrefois, comme en témoigne la présence d'anciennes terrasses, aujourd'hui recolonisées par des hêtraies et/ou des frênaies.

Les alentours de la forêt sont majoritairement occupés par le bocage. Le Ru du Tahier coule vers le Thérain, entre Gerberoy et la forêt.

INTERET DES MILIEUX

La variété des expositions et des conditions pédologiques autorise la présence de nombreuses espèces végétales remarquables, d'affinités submontagnardes, le plus souvent favorisées par le caractère atlantique relativement marqué du climat.

Une partie des types forestiers sur craie (frênaies-acéraies à Mercuriales), ou sur plateau (hêtraies-chênaies à Houx), est inscrite à la directive "Habitats" de l'Union Européenne.

INTERET DES ESPECES

Parmi les espèces végétales les plus remarquables (assez rares à rares en Picardie) se trouvent :

- la Digitale jaune (Digitalis lutea),

- la Digitale pourpre (Digitalis purpurea),

- la Benoite des ruisseaux (Geum rivale),

- l'Ornithogale des Pyrénées (Ornithogalum pyrenaicum),

- l'Alchémille vert jaunâtre (Alchemilla xantochlora),

- l'Epilobe obscur (Epilobium obscurum),

- l'Epilobe rosé (Epilobium roseum),

- la Daphné mézéréon (Daphne mezereum),

- le Dompte-Venin officinal (Vincetoxicum officinale),

- le Buis (Buxus sempervirens),

- le Gnaphale des forêts (Gnaphalium sylvaticum),

- l'Epiaire des Alpes (Stachys alpina),

- le Rosier tomenteux (Rosa tomentosa),....

Le Ru du Tahier abrite le Caloptéryx vierge (Calopteryx virgo), odonate assez rare des ruisseaux à Truites.

FACTEURS INFLUENCANT L'EVOLUTION DE LA ZONE

Les milieux périphériques, à l'ouest du massif, ont été largement mis en culture, réduisant ainsi l'intérêt à la fois biologique et paysager des lisières.

Commentaires sur la délimitation

Les contours du site englobent les milieux boisés et bocagers les plus remarquables. Les cultures sont évitées.