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ZNIEFF 220013610
LARRIS ET BOIS DE HAUCOURT ET DES CROISETTES

(n° régional : 60PPI132)

Commentaires généraux

DESCRIPTION

Le site est situé en limite méridionale du plateau picard, entre la vallée du Thérain au nord, et la cuesta du Pays de Bray au sud. Les versants crayeux sont recouverts de limons à silex acides sur le plateau. Les bois sont séparés par la petite vallée de Lhéraule, traversée par un ru. Cette vallée est encore occupée par des prairies dans sa partie amont.

Sur les versants raides exposés au nord s'étendent des frênaies-acéraies de pente à Mercuriale pérenne (Mercurialis perennis), du Fraxino-Carpinion.

Sur les parties sommitales s'étendent des chênaies-charmaies-hêtraies acidophiles à Fougère-aigle (Pteridium aquilinum) ou à Jacinthe (Hyacinthoides non-scripta) du Lonicero-Carpinenion (Hyacinthoido non scriptae-Fagetum sylvaticae) et quelques hêtraies à Houx de l'Illici-Fagion (Oxalo acetosellae-Fagetum sylvaticae). Les sous-bois sont fréquemment envahis par des tapis de ronces, surtout dans les éclaircies.

Au sud de la Motte, se trouve un chemin creux humide au-dessus duquel s'étend une pelouse sèche. Celle-ci était autrefois cultivée (présence d'anciennes terrasses parallèles aux courbes de niveau). De vieux Genévriers y subsistent encore en lisière et sous les boisements, témoins des époques où ce versant raide était pâturé, probablement par des ovins. L'alternance culture/pâturage n'était en, effet, pas rare autrefois.

INTERET DES MILIEUX

Les pelouses et lisières calcicoles sont des milieux de plus en plus rares aux échelles régionale et internationale. Les évolutions agricoles modernes tendent en effet à délaisser ces coteaux peu productifs. Les surfaces de pelouses sèches de Picardie ont ainsi été divisées par vingt environ en un siècle.

Les pelouses à orchidées sont inscrites à la directive "Habitats" de l'Union Européenne.

Les forêts acidoclines de plateau et calcicoles de pente sont également très intéressantes sur le plan biologique.

Avec les pelouses, elles abritent bon nombre d'espèces végétales et animales remarquables.

INTERET DES ESPECES

Les espèces végétales les plus remarquables (assez rares à très rares en Picardie), recensées sur le site, sont les suivantes :

- la Germandrée des montagnes (Teucrium montanum*),

- la Digitale jaune (Digitalis lutea),

- la Daphnée mézéréon (Daphne mezereum),

- l'Epipactis brun rouge (Epipactis atrorubens),

- la Néottie nid-d'oiseau (Neottia nidus-avis),

- l'Ophrys mouche (Ophrys insectifera),

- la Céphalanthère à grandes fleurs (Cephalanthera damasonium),

- la Laîche pâle (Carex pallescens),

- la Fétuque hétéropachys (Festuca hétéropachys).

FACTEURS INFLUENCANT L'EVOLUTION DE LA ZONE

La cessation de la valorisation pastorale du larris génère un envahissement par les broussailles et par avancée du manteau forestier. Il en résulte une perte de la biodiversité : la flore et la faune héliophiles disparaissent progressivement, remplacées par des espèces plus communes.

Dans les bois, les plantations denses de résineux ne sont pas optimales sur les plans biologique, cynégétique et paysager, mais sont heureusement limitées.

N.B. Les espèces végétales dont le nom est suivi par un astérisque sont légalement protégées.

Commentaires sur la délimitation

Le site comprend les milieux boisés, pelousaires et prairiaux les plus intéressants pour la faune et la flore. Les cultures, sans intérêt particulier, sont évitées.